Mes charentaises et moi

Est ce qu’on se rapproche d’une période de consolidation ? Ces derniers temps j’ai de plus en plus de demandes de rapprochement/fusion/achat de la part d’autres sociétés. Aucune proposition ferme mais on sent une fébrilité naissante.

Si ce genre d’approche est bon pour l’égo, j’avoue qu’il faudra me payer cher pour me sortir de mon train de vie pépère en charentaise. Car je veux pouvoir ne rien faire quand j’ai envie, continuer à brûler du kérosène, faire la grasse mat les lendemain de soirées qui finissent tard et la sieste quand j’ai trop mangé le midi…. Je ne veux plus rendre des comptes à qui que ce soit. On ne m’achètera plus en doublant mes revenus. Voilà qui est dit.

Quand je fais cette réponse ça jette souvent un froid dans la conversation. Je me heurte à l’incompréhension la plus totale. Comment justifier qu’on a plus d’ambition dans ses loisirs que dans son travail, que mon travail est un loisir et que je n’ai pas envie qu’il devienne un travail ? C’est compliqué hein ? Si je ne sais pas exactement ce que je veux je sais ce que je ne veux pas.

En général ensuite j’enchaîne en disant que je suis ouvert à toutes les propositions et négociations. Mais le charme capitaliste est déjà cassé et il y a rarement des suites…

Alors revenons sur un plan purement capitaliste, si un jour je vends ou fusionne il faudra que ça aille vite, que ça assure mes vieux jours et que ça ne m’entraine pas dans un nouveau job de forcené. J’y tiens à mes charentaises.

Source de l’illustration

11 thoughts on “Mes charentaises et moi

  1. Je suis assez d’accord… en fait même totalement d’accord :-) L’idéal est encore e constater les grosses opérations dans le domaine du Net actuellement. Microsft qui veut racheter Yahoo. Doctissimo qui se fait manger. Clubic qui se fait manger. Chauffeurdebuzz rapproché d’Entrevue. Etc. etc etc. Après la croissance à tout va (2000), les années noires (2001-2004), la douce croissance (2006-2007) … 2008 risque d’être une année pleine de soubresauts pour notre média.
    Et c’est vrai que pouvoir se gérer tout seul c’est… waaaa. Une richesse qui a peu de prix ou alors si mais cher, très cher :) Et c’est vrai qu’une fois racheté, rapproché, etc… ce n’est plus réellement notre bébé et on ne doit presque plus y être attaché.

  2. Ton état d’esprit est assez “cassardien” je dois dire…
    C’est un profil qu’on commence à retrouver aps mal ici et là ;-)

  3. Oui, la saison des consolidations arrive… comme toujours en fin de “crise”! : les boites sont moins chères ;-)

  4. La fin de crise est passée depuis longtemps. Là on est plutot en phase de maturation du secteur. Les artisans disparaissent :) Si on peut dire

  5. c’est exactement la problématique qui me trotte dans la tête en ce moment, d’un côté faire rentrer des capitaux chez bagatelles me permettrait de faire grossir très vite la boite. De l’autre, je suis furieusement attachée à mon indépendance et cela fait longtemps que je sais que mon moteur dans la vie, ça n’est pas le niveau de revenus. Par contre, les charentaises, hum, c’est un stade que je n’ai pas encore passé :-)

  6. @Sebastien, Il n’y a pas longtemps j’aurai eu du mal à me détacher de mon site, aujourd’hui ce serait plus facile, j’ai plein d’autres projets :). Les artisans ne disparaitront pas.

    @Thibaut, cassardien peut être, mais je ne pourrais pas rester sans rien faire.

    @Guillaume, pas mieux

    @Julien, le prix est presque annexe dans mon cas. Je ne connais pas la crise :)

    @Mathilde, j’ai vendu mon indépendance une fois, pour rien au monde je le referai. Quand je dis pour rien c’est vraiment rien. Les charentaises font parti de ma tenue de travail au même titre que le jean et le teeshirt, je parlerai plus longuement de cette relation passionnelle avec mes chaussons ;)

  7. Dans un cas similaire, je ferai pareil : les multiples zéros n’auront pas raison de ma liberté. Les charentaises, c’est quelle marque ?

Comments are closed.