Feb 23rd 2010 07:40 am Bilan Seocampus 2010

Lors du Seocampus je n’ai rien vu de révolutionnaire rien appris de nouveau mais les conférences m’ont permis de me faire une idée sur les tendances du référencement. Je vais compiler ces tendances par thème.

Les thèmes sont classés par ordre d’importance, critère basé sur le degré d’insistance des intervenants.
Attention ce billet est long et certainement pénible à lire. Préparez les pistaches et ouvrez une bonne bière avant de commencer (si c’est le matin je conseille plutôt un café).

Performance

La performance des sites prend de plus en plus de place dans l’algo de Google (Cafeine). La performance est mesurée par le temps d’affichage des pages.
Le poids des pages des sites a fortement augmenté avec le temps (X4 en 3ans sur les sites d’ecommerce), l’amélioration de la bande passante n’a pas suivi assez rapidement. Le résultat est une dégradation du temps d’affichage des pages. Le temps de chargement a une influence sur le crawl et donc sur la fraicheur de l’index de Google… Et Google veut un index frais car le web temps réel prend de l’ampleur.

La performance a une influence sur

  • le taux de transformation
  • l’image de marque
  • la satisfaction des visiteurs
  • le prix des campagnes sur Adwords
  • et bientôt sur la position dans le search

Il faut donc être plus rapide que ses concurrents directs.

Mettre en place une stratégie de performance :

  • Définir le niveau de performance qu’on souhaite
  • Déterminer le seuil de rupture (jusqu’à quelle charge serveur le site doit tenir)
  • Surveiller et alerter lorsqu’il y a une dégradation
  • Diagnostiquer les baisses de performances

Il existe des méthodes low cost : Yslow, Page speed, Firebug

  • inspecter les pages, CSS et fichiers javascript
  • valider les échanges réseaux
  • repérer les points d’amélioration

Cette méthode est limitée car on n’a pas de vue utilisateur (difficile de voir le temps de chargement d’une page pour des visiteurs du monde entier sur des config différentes)

La surveillance des performances se fait de manière active et passive
Active:

  • mesurer le temps de chargement en fonction de la localisation géographique
  • analyse des perfs

Passive

  • performance du trafic en temps réel
  • la vision du couple charge/perf permet de trouver le point de rupture en fonction de la charge
  • performance en fonction de différents axes : Géo, OS, navigateurs…

Référencement universel

thèmes: microformats, géolocalisation, services google

Bing et Google intègrent de plus en plus du contenu dans leurs résultats (news, cartes, cours de bourse, vidéos, images…). De plus certains résultats intègrent directement des avis d’internautes postés sur des sites tiers (par exemple sous forme d’étoiles).

Il y a quelques temps (j’ai pas la date exacte) 17% des requêtes donnaient un résultat de recherche universelle. Aujourd’hui on doit être proche de 30% et la tendance continue.

Google utilise les microformats de quelques sites sélectionnés, il y aura certainement dans le futur de plus en plus de microformats pris en compte. Ce sera une nouvelle donnée inclue dans le snipet et donc une incitation au clic un peu plus importante.

Sur certaines requêtes Les moteurs proposent des cartes géographiques soit en fonction du lieu s’il est intégré dans la requête (par exemple ‘hotel à paris’) soit en fonction de la géolocalisation en fonction de l’ip. Les sites ayant des données de géoloc doivent les mettre en avant en multipliant les pages autour de ce thème (pages d’itinéraires, lieux à visiter autour…) et doivent s’inscrire sur le local business service de Google (à vérifier, ça ne me concerne pas alors j’ai pas vraiment tout noté).

Il faut référencer les images et les vidéos. Une méthode de base est de bien nommer les fichiers, d’activer la recherche d’images avancée dans GWT, d’utiliser un sitemap vidéo, de lier les photos et vidéos, de faire des flux RSS et d’utiliser un maximum de plateforme de partage (flickr, youtube) et de médias sociaux (twitter, youtube) sans oublier de signer nos oeuvres avec l’url du site ou un logo. A noter qu’aujourd’hui on peu référencer les vidéos hébergée sur notre propre site.

Intégrer un site dans Google news est de plus en plus compliqué, il faut faire une soumission manuelle et publier du contenu unique, frais, local et seofriendly. On peut passer par des méthodes détournées en publiant sur des sites de communiqués de presse dont le contenu est repris sur GG news, dans ce cas il faut bien rédiger et ne pas oublier de semer quelques liens par ci par là.

Google évolue doucement en portail et met ses services (news, map, image) de plus en plus en avant et tend à virer les résultats organiques du triangle d’or. C’est une tendance lourde. Il sera donc de plus en plus difficile de se positionner. L’interface Jazz, actuellement en test, semble accentuer le mouvement.

Vous pouvez ouvrir une seconde bière (ou café) et ouvrir le sac de chips (ou paquet de petits écoliers) qui vous fait tellement envie.

Temps réel

Le temps réel prend de plus en plus de place. Sur les moteurs ça se matérialise lorsqu’il y a un évènement important qui génère un pic de requêtes sur un thème précis (tremblement de terre, JO, Mickael Jackson…). Dans ce cas les moteurs (Google, je sais pas pour les autres) détectent le pic et modifie le classement en augmentant le poids de la fraicheur des pages. Ils affichent aussi des résultats issus de twitter.

Etre réactif est vital pour les sites de presse, il faut utiliser plusieurs canaux pour diffuser ses liens et avoir une information en continue.

Personnalisation des résultats

Les moteurs personnalisent de plus en plus les résultats en fonction de l’historique des recherches et des visites des internautes. Cette tendance laisse penser que d’ici la fin de l’année une même requête aura des résultats complètement différents d’un utilisateur à l’autre.

Ca aura certainement un impact sur les visites des sites mais pour le moment aucune solution n’existe pour maîtriser ce phénomène. La seule piste que je vois est d’optimiser au maximum les titres pour inciter au clic afin d’apparaitre le plus possible dans l’historique des internautes, mais normalement ce boulot doit déjà être fait :)

Duplicate content

le duplicate est géré par les moteurs, il n’y a pas de pénalité mais des effets négatifs:

  • dilution de la popularité
  • usabilité moins bonne car les urls peuvent être longues
  • Google passe plus de temps à crawler et met passe donc moins souvent sur le contenu unique et frais

Solutions proposées :

  • redirection 301
  • élement rel=”canonical”
  • si le contenu peut être repris sur des sites tiers (RSS par exemple) : faire des liens vers l’article original
  • dans la mesure du possible faire du contenu unique

Dans tous les cas il y a un aveu de faiblesse de Google, ils n’ont pas réussi à trouver une solution du côté du moteur. La solution est donc reportée sur les webmasters.

Référencement mobile

Peu d’info sur le référencement mobile en dehors de la géolocalisation. On sent un gros vide alors que je pense que ce sera vital de savoir positionner ses sites et applications sur des outils de recherche mobile. J’ai eu plus d’info en début de semaine lors du mobile world congress de Barcelone (peut être le thème d’un futur billet).

91% des 15/55 ans ont un mobile, 1/3 sont mobinautes. L’utilisation du mobile est très différente il va falloir inventer de nouvelle stratégie de ref… Les recherches sur mobile via les moteurs représentent environ 40% des acces aux sites (stats à prendre avec prudence).

Les facteurs qui entre en compte sont la géolocalisation, les recherches via Map (encore de la géoloc), les requêtes ont 1 à 3 mots et il y a plus de recherche prédictive (on commence à taper la requête et le mobile suggère la suite). De tout ça on en déduit que le référencement sur les maps est donc très important pour ceux que ça concerne (restau, hotels…) et que la longue traine n’existera pas ou peu sur le web mobile.

En ce qui concerne la longue traine ça pourrait évoluer car on va vers des recherches vocales et donc des requêtes potentiellement plus longue et non prédictives.

La qualité du contenu.

Avoir du contenu unique et pertinent permet d’aider un peu le SEO. Entre autre grace aux linkbaiting.

Mon avis perso : je ne dis pas que c’est mal mais c’est loin d’être déterminant pour le positionnement sur les moteurs. Il m’a semblé que les référenceurs ont beaucoup trop insisté sur ce point presque pour s’excuser de vouloir mettre en avant du contenu qui n’est pas forcément de grande qualité. On était là pour parler de SEO et non pour trouver des méthodes pour fidéliser les visiteurs ;) Le linkbaiting ça aide mais ça ne représente pas grand chose.

Autres thèmes à peine abordés ou ne déplaçant pas les foules

La recherche sociale. Google acheté aardvark, il y a du potentiel mais pour le moment rien de concret.

Le netlinking : le page rank est toujours tabou. Il me semble pourtant que c’est la base d’un bon positionnement. Le meilleur contenu du monde sans lien aura toujours du mal face à un spammeur adepte du content spinning qui mène une politique agressive sur ses liens entrants.

nofollow: le nofollow ne transmet pas de page rank mais, pire, le fait disparaitre. Le PR sculpting qui consistait à mettre du nofollow sur les liens pour concentrer le PR sur les pages principales semble donc mort (en dehors de techniques de sioux à base de flash ou js), place au PR modeling qui consiste à éliminer simplement les liens peu utiles.

la longue traine: peu de discours sur la longue traine. On entend plus parler de l’optimisation des pages en fonction d’une poignée de requête. La longue traine semble rester un concept flou pour la plupart des référenceurs présents. Tant pis pour eux.

Bing: quasiment personne n’a parlé de Bing. Pour la majorité des référenceurs moteur de recherche = Google. Or Bing est en train de prendre rapidement une place de plus en plus importante (moteur de facebook, alliance avec Yahoo). Il pourrait représenter un pourcentage non négligeable d’ici la fin de l’année.

J’ai certainement loupé plein de détails mais je pense avoir fait le tour des tendances lourdes de ces conférences. Dans ce billet vous avez quasiment l’intégralité de ce que j’ai retenu mais rien ne vaudra une présence physique pendant 2 jours pour bien tout assimiler. J’y retournerais certainement en 2011.

Posted by Arnaud Jeulin / référencement

4 Responses to “Bilan Seocampus 2010”

  1. duc.b on 23 Feb 2010 at 14:38 #

    Bonjour @ Dauran, bonjour @ tous,

    Je rejoins ton point de vue, “La qualité du contenu” , sur deux points (+) et (-)

    (-) : Le SEO est une diffusion de contenu optimisé pour les réseaux sociaux et moteurs de recherche, donc un contenu adapté à leur critère.

    (+) : Une qualité de contenu, est importante pour le lecteur et les moteurs de recherches respectent cela, aucun souci à l’avenir.

    Salutations.

    RT @Dauran Nouveau commentaire #SEOCampus -> http://bit.ly/a5BOsj

  2. Forex on 23 Feb 2010 at 18:01 #

    Merci pour ce bilan Arnaud ! ;)

  3. Alex - SimplementMieux on 26 Feb 2010 at 8:10 #

    Je la refais sans les fautes (j’ai honte, on peut supprimer l’ancien commentaire)

    Merci beaucoup pour ce résumé. Cela permet de se faire une bonne idée de l’état actuel des choses.

    Une petite question (je n’ai pas vérifié) est ce que ton site est dans google news?

  4. Arnaud Jeulin on 01 Mar 2010 at 10:23 #

    Non, pas de Google News pour moi. Les analyses sont trop techniques et n’ont jamais intéressé Google :(

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