l’entrepreneur est un homme dont trois idées sur quatre échouent

En France, les caisses de l’Etat sont vides. (…)
Le système court à la faillite. L’explication tient à l’augmentation du secteur étatique, de «sa cléricature budgétaire» et à la réduction simultanée du rôle de l’entrepreneur.
Pour analyser la chute d’une économie, il faut comprendre le processus de création de richesses: l’entrepreneur, explique Gave, est un homme dont trois idées sur quatre échouent, mais dont la rentabilité d’une seule bonne idée peut être formidablement profitable. Sa rentabilité, c’est le profit. Or en France, la tendance structurelle des profits est à la baisse (aux Etats-Unis, elle est stable à 6% du PNB). C’est inquiétant car l’évolution de l’emploi suit avec six à neuf mois de retard celle des profits des entreprises. Le créateur d’emplois, c’est donc l’entreprise et son profit. Les socialistes ont tort d’appeler à la lutte des classes et de répéter que «le profit est un vol».
Les profits diminuent en France parce qu’on refuse le mécanisme de destruction créatrice. Si l’on interdit la destruction, on empêche la création. Empêcher la destruction de La Poste, c’est freiner le développement d’Internet, selon Gave. (…)
Depuis 1990, il -L’Etat- a gagné deux fois plus que l’entrepreneur avec des revenus sans risque, les obligations de l’Etat. «Si l’on rémunère mieux l’absence de risque que la prise de risque, le système ne peut pas fonctionner», explique l’auteur.(…)
Les étudiants français sont parfaitement rationnels dans leur désir d’être fonctionnaires, affirme Charles Gave. Ils sont bien payés, partent rapidement à la retraite et travaillent dans un secteur qui ignore la récession alors que l’économie privée en a connu cinq en 30 ans.

Source : Le Temps

6 thoughts on “l’entrepreneur est un homme dont trois idées sur quatre échouent

  1. haha, je n’avais même pas cette idée en tête.

    Pour moi c’est 1 échec pour 1 réussite… Je m’attends au pire pour les prochaines entreprises ;)

  2. C’est clair que le gars est optimiste avec son 1 sur 4 je pense que le ratio est encore moins favorable dans les start-up web (seul secteur que je connais un peu)
    Viens en Argentine, tu y trouveras un état (et des banques) beaucoup moins “safe” que n’importe quelle start-up :D

  3. L’avantage des startup web est de pouvoir partir avec un statut très simplifié genre autoentrepreneur. Il n’y a donc aucun risque à se lancer autant de fois qu’on veut…
    D’où le taux d’échec assez haut.
    Pour les startup non web (biotech, médicale…) l’investissement de départ est plus important donc je pense que les entrepreneurs réfléchissent un peu plus avant de se lancer.

  4. Je suis 100% d’accord avec cet article. De plus, en France, il est mal vu de réussir, ou en tout cas de profiter de sa réussite.

  5. Je suis globalement d’accord avec l’article : peu de gens veulent prendre des risques, et l’Etat encore moins!

    Je pense que d’une manière générale, seul les gens qui prennent des risques peuvent avoir de grandes réussites.
    Les autres ont beau se plaindre : s’ils n’ont rien, c’est qu’ils ne se sont jamais lancé dans une situation risquée (ou qu’ils se sont lancé mais qu’ils ont échoué… mais c’est un autre débat ça).

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