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Bilan d’une appli mobile sur l’appstore d’Apple

L’application iphone/ipad GeoFrance+ développée par Flo a été sélectionnée par Apple parmi les 5 meilleurs applis de la catégorie enseignement pour 2011. Et si on classe par popularité on arrive en premier… Notez que l’excellente appli MosaLingua est dans le classement, je l’utilise quasiment tous les jours pour améliorer mon anglais, c’est d’ailleurs l’appli que j’utilise le plus.

Cette application (gratuite, financée par la pub) a déjà été sélectionnée par Apple dans sa version iPad comme appli de la semaine.

Au départ l’appli GeoFrance a été développée pour le fun plus que pour le business. Son succès a été rapide et elle s’est retrouvée souvent très bien classée (on est même resté une semaine en 1ère position toutes catégories confondues sur l’app store de l’iPad). Dans un soucis de rationaliser nos appli on a sorti une nouvelle mouture en séparant les versions iPad et iPhone -voir la raison plus loin ci dessous.

A ce jour GeoFrance a enregistré plus de 300’000 téléchargements. Ce qui semble une performance honorable pour une appli qui cible uniquement le marché français. L’appli est bien utilisée avec 1500 à 2000 visiteurs uniques par jour sur la version iPhone, à comparer aux 500/700 téléchargements.

En ce qui concerne les revenus, la publicité c’est pas encore ça. GeoFrance nous donne un revenu régulier mais qui devrait rester sous les 10’000€/an. Le futur de cette application passera peut-être par une version payante.

On sépare les versions iPhone et iPad pour une plus grande facilité de gestion. Tout d’abord les stats sont plus simples à gérer, on connait exactement le nombre d’utilisateurs iPad et iPhone. Mais la principale raison est de pouvoir fixer un prix différent sur une version iPad et iPhone des applis payantes… Et c’est vraiment un avantage. Notre appli de convertisseur de monnaie se retrouve donc en 4 exemplaires sur l’app store iPhone/iPad x Free/Payant.

Compte rendu du Mobile World Congress 2011

mwc2011

J’étais, comme l’an dernier, au Mobile World Congress à Barcelone en tant que visiteur. Mon objectif dans ce genre de salon est d’essayer de mesurer la tendance du marché du côté des OS mobiles et des applications (développement, monétisation, marketing).

Cette année il y avait une très forte présence d’Android sur le salon. L’iPhone paraissait complètement absent et on parlait de WP7 car il faut en parler… mais sans conviction. J’ai d’ailleurs pu tester pour la première fois et très rapidement un téléphone sous WP7 et j’ai été très déçu. Contrairement aux autres OS je n’ai pas vraiment saisi la logique de l’interface. Si j’étais à la recherche d’un Smartphone je n’achèterais certainement pas une machine sous WP7. Je ne suis certainement pas la madame Michu du Smartphone mais, à ce jour, je ne vois pas Microsoft se faire une grosse place sur le marché. On va donc laisser le temps au temps avant de se pencher sur cet OS.

Dans la course aux parts de marchés Android semble passer devant Apple, en tout cas dans les études publiées un peu de partout. En pratique, en nombre de visites sur Mataf.net ou en nombre de téléchargements d’app, Apple garde encore le leadership mais la palme de la croissance revient à Android. Les deux plateformes semblent incontournables.

Du côté du développement on trouve de plus en plus d’outils permettant de produire des applications sur plusieurs plateformes à la fois. Ce serait une très bonne nouvelle si iOS n’était pas à chaque fois l’exception. Certes il semble qu’il y ait des progrès mais ce n’est qu’une solution “roue de secours”. Vu le nombre de sociétés sur le secteur du dev multi plateforme on devrait voir pas mal de progrès dans la prochaine année… Souhaitons-le, ce serait un vrai pas en avant.

Pour la monétisation j’avoue que j’ai été très déçu, autant l’an dernier il y avait de nombreux stands de régies, autant cette année c’était assez désertique… Concentration du secteur ? La pub mobile ce n’est pas si performant que ça ? Actuellement la pub sur mobile semble performante pour vendre des applications mobiles mais elle ne serait pas du tout performante pour obtenir des leads (remplir un formulaire, s’inscrire à une newsletter…). Il faut aussi savoir que les jeux se taillent la part du lion, donc si vous développez sur mobile ne soyez pas aveuglés par les milliards de $ de chiffres que le business du mobile pourrait faire dans les prochaines années… A moins de développer des jeux bien entendu.

Mon impression est que le mobile est un marché encore très jeune. Du côté des applications on parle beaucoup des sociétés qui font des millions sans parler de leur cout de fonctionnement. On parle peu de la difficulté de monétiser ou de faire son trou dans des appstores qui offrent peu de visibilité au fond de catalogue. Pour le moment une société comme la nôtre doit chercher à faire de l’audience et tester le plus de système de monétisation possible pour être prêt lorsque le marché commencera à être mature.

Et pour finir, dans ce genre de salon on reçoit tout un tas de gadget. Mention spéciale à OtterBox qui nous a donné une coque antichoc pour un iPhone4 et un Nexus One. Avec cette protection on peut faire un peu moins attention lorsqu’on prête notre téléphone aux enfants… En plus OtterBox est une société Irlandaise, donc un futur voisin…

Preparation du MWC

On vient de passer la première journée a Barcelone. L’objectif est de se mettre a l’heure espagnole et de préparer l’agenda de demain.
Je suis donc en train de sélectionner des potentiels futurs partenaires (développeurs, régie de pub, fournisseurs de contenus ou de solution de monétisation). Il y a vraiment beaucoup d’exposants, le tri est long est compliqué.
Mais le plus difficile sera pour demain quand il faudra se faire comprendre d’un Russe ou d’un chinois dans la langue de Shakespeare (que je parle comme une vache espagnole – ce qui est un moindre mal en Espagne. Désolé)

Mobile World Congress 2011 à Barcelone

MWC

Comme l’année dernière je serais au mobile World Congress de Barcelone pour manger des tapas, boire des cervezas et prendre la température sur le business qui tourne autour du mobile. Mes priorités seront de discuter avec des éditeurs d’applis pour partager sur nos expériences respectives de monétisation et distribution.

J’ai aussi envie de voir ce que donne les apps sur Blackberry, WP7 et Nokia. Il est possible qu’on porte nos applis sur ces plateformes à moyen terme (en interne ou sous-traitance suivant notre motivation).

Si vous êtes de passage à Barcelone entre le dimanche 13 en soirée et le mardi 15 matin pour discuter autour d’une assiette de tapas ou un café, je suis joignable par mail et twitter

Quelques articles sur les mobiles

Je sais, ça fait beaucoup de billets sur les mobiles qui se suivent…

Android devient numéro un dans les smartphones
On peut quand même faire la remarque qu’Apple a une certaine avance du côté des connections au web, ils restent, de loin, les premiers… mais Android progresse très vite.

Google prépare une offensive dans les applications mobiles
Google recruterait des développeurs pour remplir le market. Je préférerais qu’ils continuent leur politique d’encouragement aux développeurs indépendants !

Ces Français qui veulent faire fortune avec les smartphones
Il ne faut pas rêver, sauf très rare exception, il n’y a que le travail qui paye. La conclusion de cet article  est excellent “On n’a jamais pensé à se faire des millions. De base, un développeur cherche la satisfaction personnelle du travail accompli, explique Benjamin Hardy. Si un jour on gagne de l’argent, tant mieux, mais si on ne s’est pas amusé entre-temps, on aura tout raté.

Evolution des mobiles – janvier 2011

Nous sommes un mois après Noël et quasi à la fin des soldes d’hiver. En décembre beaucoup d’articles de blogs ou de presse annonçaient un pic de vente sur les tablettes et smartphones.

Je continue de mesurer mois après mois le nombre de connections via un terminal mobile sur Mataf.

Si je n’ai pas mesuré de pic extraordinaire en janvier, j’ai quand même eu des variations notables dans les courbes de visites.

L’iPhone enregistrait une baisse après un pic en octobre -le pic d’octobre est aussi visible sur les stats globales du site- En janvier le nombre de visiteurs a repris le chemin de la hausse. En regardant de plus près je peux même affirmer que le nombre de visiteurs sur iPhone a suivi quasi parfaitement le nombre de visiteur du site. L’augmentation est donc conjoncturelle.

Après un excellent départ l’iPad a aussi connu une baisse en fin d’année, dans le cas de l’iPad Noël semble avoir été bénéfique, j’ai noté une reprise significative en janvier.

Android est actuellement le bon élève de la classe, depuis l’été dernier sa montée est exponentielle. Même le mois de décembre, pourtant toujours très mauvais dans mon secteur, n’a pas ralenti la hausse. Il prend des parts de marché à coup de 2 points chaque mois. Reste à savoir si la tendance va continuer en 2011.

Blackberry n’est pas sur les graphes, il représente la moitié de l’audience de l’iPad et ne progresse pas beaucoup.

Stratégiquement il est peut-être temps de se concentrer sur les app Android.

stat-mobile

Promouvoir l’appli mobile dans le monde

Notre app m-converter continue de rapporter quelques euros chaque jour, on a encore augmenté le prix en passant de 2.39€ à 2.99€ et il semble que ça n’a pas eu d’impact sur le nombre de téléchargements. Nous sommes certainement resté dans le seul psychologique des 2.xx€. Si nous étions centrés sur le marché US l’impact aurait peut-être été plus important car le prix est passé de 2.99$ à 3.99$.

L’autre jour je demande à mon associée : “dis Cortex, qu’est-ce que tu veux faire cette nuit ?”, elle me répond “comme tous les autres soirs Minus, tenter de conquérir le monde”. Nous avons alors gratté le fond de nos poches pour nous payer les noms de domaines m-converter dans toutes les extensions possibles (et avec des prix raisonnables). Nous sommes maintenant à la tête d’une armée de 112 NDD couvrant la plupart des pays. Il m’aura fallu 3 jours et 2 cartes de paiement pour pouvoir finaliser cet achat. Le cout global est d’un peu plus de 5500€ qu’il va falloir qu’on se dépêche d’amortir.

Ces futurs 112 sites seront principalement dédiés à la promotion de l’app mobile mais nous ne sommes pas né de la dernière pluie, le succès ne tombera pas du ciel. Hier, pendant un trajet en train Paris Lyon, j’ai donc pris ma plus belle plume pour mettre à plat notre stratégie de développement. J’ai une mindmap qui couvre à peu près tous les principaux points sur lesquels on va devoir bosser. Ça va du SEO à la monétisation en passant par le contenu et les services associés. Sans prendre de vacances et avec des compétences avancées on devrait s’en sortir avec 1 an de boulot (sans compter le temps de dev de l’app mobile).

Noms de domaines + Hébergement + temps de travail = 70 à 100 k€

Sur ce coup nous n’avons pas l’intention de nous louper, nous réfléchissons même à la possibilité d’embaucher quelqu’un car nous avons déjà chacun des occupations comme la mise à jour de contenu sur Mataf, l’amélioration et le dev des app, le yoga, le vtt, la sieste.

Donc pour 2011 nous restons focalisés sur le mobile. Et comme tous les visionnaires nous avons des suiveurs

Etude de cas d’une App payante sur iPhone : M-Converter

Depuis le début de l’an dernier je lis tout ce que je peux et on tente de faire un maximum de tests sur le mobile. Il y a quelques semaines j’ai écrit sur la monétisation des applis mobiles, j’ai aussi abordé le référencement des app sur l’app store d’apple, j’ai aussi réfléchi sur l’intérêt de faire payer ou pas une application mobile.

La rubrique mobile de ce blog se remplie plus vite que les autres en ce moment.

Aujourd’hui je reviens sur notre appli “phare” m-converter, une app de conversion de monnaie. C’est sur cette appli qu’on teste beaucoup de choses pour essayer de voir ce qu’on peut tirer de l’app store.

J’en profite pour donner le lien pour télécharger M-Converter :)

Conception de l’appli

Un peu d’histoire, M-converter a fortement évolué dans le temps. La V1 était un convertisseur tout simple, un prix, deux devises et hop ça convertit, à l’usage, l’ergonomie était moyenne et il était assez difficile de l’utiliser pour une conversion rapide. Les commentaires sur l’app store étaient particulièrement négatifs et nous n’avions, à l’époque, que 2 petites étoiles (sur 5). L’analyse des critiques nous a permis de corriger beaucoup de défauts de jeunesse, la V2 est sorti avec de nombreuses options demandées par les utilisateurs, les critiques sont devenues moins virulentes et notre note a oscillé entre 3.5 et 4 étoiles. Là encore nous avons noté toutes les demandes des utilisateurs pour sortir la V2.1 qui n’a plus reçue de critique et dont la note est de 4.5 étoile. On est arrivé à l’appli “parfaite”.

Pour développer m-converter nous avons pas mal étudié la concurrence en téléchargeant un maximum d’appli et surtout en lisant les critiques des utilisateurs des app concurrentes. On a aussi beaucoup demandé à nos utilisateurs de venir noter l’appli via une bannière et un popup qui se déclenche une seule fois au bout d’une semaine d’utilisation ou de 10 ouvertures.

Nous n’avons pas laissé l’appli seule sur l’app store, nous utilisons Mataf pour la pousser. Tous les visiteurs qui se connectent au site avec un iPhone ou un iPad se voient proposer la possibilité de la télécharger. Afin de mesurer l’impact de cette méthode nous l’avons stoppé pendant quelques jours, le résultat a été une baisse immédiate de 50% des téléchargements et une forte chute dans le classement.

Tout ceci nous a permis de rester dans le top 20 des app téléchargée dans la catégorie voyage.

L’appli devient payante

Les bases techniques étant saines et stables l’appli est passée payante à 0.79€ (le plus petit prix disponible sur l’app store). La chute a été dure avec entre 90% et 95% de téléchargements en moins.

download-update

Sur le graphe ci-dessus on peut visualiser l’impact du passage au payant sur la courbe bleue.

Nous avons testé 3 prix différents en l’augmentant progressivement, toutes les 3 semaines. Le CA indiqué ci-dessous est Net pour nous (commission d’Apple déduite)

  • Gratuit => plus de 500 téléchargements par jour.
  • 0.79€ => 42 téléchargements par jour = CA de 20€/jour
  • 1.59€ => 29 téléchargements par jour = CA de 28€/jour
  • 2.39€ => 17 téléchargements par jour = CA de 25€/jour

Ces résultats sont visibles sur la courbe ci-dessous. J’ai mis à part la période de Noël durant laquelle le nombre de téléchargement s’est envolé.

telechargements-revenus

Conclusion.

Malgré l’appui non négligeable d’un site pour pousser l’appli, ce qui nous permet de rester aujourd’hui dans le top 10 des app payantes de la catégorie finance, le CA reste très faible à moins de 1000€ par mois. Mon objectif était à 100€ par jour, pour le moment je suis très déçu de nos résultats et je ne pense pas atteindre cet objectif à moyen ou court terme. Il faudrait avoir une dizaine d’appli mais on n’aurait pas les moyens de toutes les pousser correctement.

Quand je vois notre classement, je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’appli très rentables en dehors de la catégorie reine des jeux… Surtout que la plupart des applis bien classées sont souvent poussées par des campagnes marketing. Les places sont chères.

La prochaine étape sera peut-être la pub… Le gros inconvénient c’est qu’elle enlaidie énormément l’interface… à suivre donc…

Le marché européen des smartphones (2009-2010)

On y apprend que

  • Le marché européen des smartphones a connu une croissance de 41% entre 2009 et 2010
  • 60 millions de mobinautes (ça se dit) Vs 475 millions d’internautes
  • Android reste largement derrière l’iPhone (dans tous les pays) et a, en plus, une croissance plus faible.
  • 30% des utilisateurs lisent des news et cherchent des informations.

Pour le reste l’image est assez explicite.

Si on continue de cibler l’Europe pour le forex et la conversion des devises le mobile devient donc un passage obligé. Et il vaut mieux se concentrer sur l’iPhone.

A noter : j’ai mis en place une rubrique “Statistiques” qui reprend des liens vers quelques stats importantes sur Internet et le mobile.

marche-europe-smartphone

Il y a plein d’autres trucs intéressant chez Metagrafic

Lancement du site forex pour mobile…

Ça y est, après des mois à tourner autour, à mettre en favori toutes les pages qui abordent le côté techniques, j’ai franchi le pas cette semaine et j’ai construit le site mobile de Mataf. Mon premier site mobile.

D’un point de vue technique il tourne avec jQuery mobile V1.0 Alpha 2 (même pas peur), dont j’ai du corriger un petit bug qui me gênait un peu. C’est un excellent outil malgré sa jeunesse qui laisse présager que du bon dans les années qui viennent.

D’un point de vue fonctionnel le site mobile reprend une très grande partie du site “normal”. Pour le moment il n’est qu’en anglais mais a vocation a être en 51 langues.

D’un point de vue marketing lorsque le visiteur arrive sur le site avec un smartphone sous Android ou iPhone il a une fenêtre popup qui lui demande s’il veut télécharger l’app depuis l’appstore et s’il ne veut pas il est dirigé vers le site mobile. Il peut bien sûr revenir sur le site standard via un lien en pied de page. La popup ne me plait pas trop, je pense qu’elle va disparaitre rapidement, il faut juste que je trouve une solution plus élégante pour promouvoir nos apps.

D’un point de vue ergonomique, jQuery mobile a maché le travail, l’interface est très proche de ce que l’on trouve dans les applis iPhone.

D’un point de vue référencement le site mobile n’a pas vocation pour le moment à être référencé. J’ai donc défini pour chaque page une url canonique avec l’attribut rel=”canonical”.

D’un point de vue concurrentiel les sites concurrents que j’ai trouvé proposent beaucoup moins de fonctionnalités. Je me pose donc en site de référence (en toute modestie…) jusqu’à ce qu’un autre produisent un meilleur site.

D’un point de vue financement il n’y a pour le moment aucune pub mais ça ne saurait tarder. Je vais tester Adsense et bien sûr garder de la place pour mon annonceur adoré.

Et pour visiter le site mobile c’est  http://www.mataf.net/m/

Objectif : dépasser 10% d’audience sur le site mobile en 2011.

Monétisation des contenus Internet et Mobile

A force de bookmarker des études et des billets de blogs sur la monétisation je commence à en avoir de partout. Je vais en faire un bilan/résumé rapide. Je vais commencer par remercier Cédric Naux (directeur du dev numérique de Bayard Jeunesse) pour tout le contenu qu’il partage sur Twitter.

Monétiser les médias numériques

Une étude de Ernst & Young dans le cadre du Forum d’Avignon : “créer de la valeur que les consommateurs sont prêt à payer”. Dans cette étude on apprend que l’évolution de l’utilisation d’Internet aux états Unis est saturé – il ne progressera plus beaucoup- Par contre la croissance viendra des usages mobiles dans le monde, d’après cette étude on a encore 3 bonnes années de forte croissance.

La part de la pub sur Internet va passer de 15% du total des dépenses pub (affichage+radio+tv…) estimé à $362M pour monter à 20% en 2014, le marché devrait être alors de $460M. Soit une progression de 70% en 4 ans.

L’industrie des jeux a passé brillamment le passage de la monétisation sur mobile, le secteur de la presse est, par contre, décevant.

La fragmentation du contenu semble être une solution pour monétiser sur le Web. Exemple de la musique vendue à l’unité et non par album.

Le mythe du Freemium ou pourquoi le gratuit ne fait pas vendre

Un retour d’expérience très intéressant sur le modèle freemium. En gros l’auteur propose un produit en plusieurs version, une gratuite pour attirer le chaland, et une payante avec plus d’options. En résumé, moins de 1% de ceux qui prennent le produit gratuit vont finir par payer. Et si on enlève le produit gratuit pour ne proposer que la version payante on vend 10 fois plus. Ce retour d’expérience est à lire.

Sur le “Freemium Myth more data” on apprend que CrazyEgg a fait la même expérience et a doublé son chiffre d’affaire instantanément. A lire aussi : Le “Freemium myth” qui recommande de ne pas trop segmenter ses offres et de faire attention au modèle freemium…

Les 3 étapes du succès pour le freemium

Un article un peu en contradiction avec le premier dans lequel on apprend que Evernotes a un taux de transformation qui augmente avec le temps d’utilisation de la version gratuite. En gros, certains utilisateurs mettent beaucoup de temps pour passer à la version payante.

L’expérience ratée sur le modèle freemium relatée ci dessus a donc peut être un paramètre manquant : le temps. En laissant le modèle free assez longtemps il aurait peut être eu une bonne surprise au bout de quelques mois/années.

Le paywall est-il un succès ?

Il y a quelques mois Ruppert Murdoch a décidé de faire payer TOUS les lecteurs du Times. Bilan : forte chute du nombre de visiteurs, plus de visiteurs via les outils de recherche… Mais des lecteurs qui payent. Succès mitigé, il est un peu tôt pour savoir si l’audience va continuer à s’éroder ou s le nombre d’abonnement va se maintenir.

Evolution du nombre de smartphones en France

Une compilation de chiffres sur l’évolution du nombre de smartphones en France

Evolution du marché des smartphones

  • 2007: 3% (0.7 million d’unités)
  • 2008: 8% (1.8 million d’unités) +137%
  • 2009: 15% (3.6 millions d’unités) +100%
  • 2010: 25% (8.4 millions d’unités – estimation) +133%

D’ici un an ou deux les smartphones devraient représenter plus de la moitié du marché. Ce qui représente une hausse potentielle importante du nombre d’internautes mobiles à très court terme.

Comparaison avec nos voisins (Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne)

smartphone

Sources

Appli gratuite avec pub ou Appli payante

Je reviens sur l’étude de FaberNovel évoquée dans le précédent billet pour mettre en avant un slide très intéressant. Ils donnent l’évolution des revenus issus de l’application de la RATP.

Les revenus issus de l’application gratuite via la pub semblent être plus importants que ceux provenant de l’application payante. De là a se dire qu’il vaut mieux se financer avec de la pub plutôt que de vendre il n’y a qu’un pas (faut pas me tenter…).

Sur cette étude on apprend aussi qu’il y a eu 350’000 download de la version lite et 105’000 de la version payante. Soit environ 50’000€ de revenus de Mars à Décembre si on compte 0.48€ par download (après la commission d’Apple).

pub_ou_app_payante

Autre point de réflexion, la RATP avec sa couverture médiatique a réussi a faire “seulement” 50’000€ de CA avec son application payante sur 3 trimestres (c’est équivalent à la charge d’un seul ingénieur débutant sur un an). Son appli reste quand même au top de sa catégorie depuis quasiment le départ… Existe-t-il aujourd’hui un réel business rentable sur les app payantes (en dehors des jeux) ? A 0.79€ le download ça restera difficile de payer le concepteur…

Soit on n’est qu’au début de ce marché et il y aura des réelles opportunités dans le futur, soit on se rendra compte que c’est une impasse.

On va continuer de creuser.

Référencer une appli sur l’app Store d’Apple

Ça doit paraitre clair maintenant, une grosse partie de mes préoccupations sont tournées vers le mobile. Ce sera un domaine d’expérimentation pour les quelques années qui viennent avant de passer à une réelle vitesse de croisière lorsqu’on maitrisera bien le concept. Un peu comme le SEO il y a quelques années.

Sur le mobile comme dans le Web les deux principaux piliers de la réussite sont la visibilité et la monétisation.

Dans le Web “standard” mes moteurs sont les moteurs de recherche et la publicité. Ce sont les moyens les plus abordables pour une entreprise modeste n’ayant pas de budget communication. Il en existe bien d’autres mais on ne peut pas être bon partout et il est dangereux de trop se disperser (relisez le lièvre et la tortue)

Le web mobile me semble beaucoup plus compliqué a développer sans budget marketing. En dehors de quelques rares applis sorties d’un garage la plupart sont produites par des agences pour des sociétés de taille non négligeables.

Les utilisateurs passent par divers canaux pour trouver les applis (iPhone/iPad) :

  • le top 25 de l’app Store catégorisé en gratuites, payantes et rentables. Dans mon cas je pense que je peux mettre une croix dessus, cette section est trustée par des jeux ou des applis bénéficiant d’une couverture marketing et médiatique importante. Mon seul espoir, et un de mes objectifs, est de passer dans le top 50 (ou mieux 25) des apps rentables… Ça me semble quand même un objectif TRÈS ambitieux.
  • La sélection d’Apple. Seule une poignée d’applis passent par là. j’attends d’être touché par le doigt de dieu pour être sélectionné sans vraiment y croire.
  • Le classement par catégorie. Là ça semble jouable, d’une part car on a réussi a rester dans le top 15 des apps voyages gratuites et depuis hier on a touché le top 5 des apps payantes. Peut être qu’un petit peu d’imagination nous permettra de trouver l’idée qui nous propulsera en tête de la catégorie.
  • Le champs de recherche. On se rapproche du SEO…

De diverses sources le classement des apps dans les catégories serait dépendent du nombre de téléchargement sur les 4 derniers jours, du nombre de commentaires et peut être d’autres critères (nombre d’étoiles ?). De ma propre expérience je n’ai pas vraiment pu expérimenter les critères autres que le nombre de téléchargements.

  • Une baisse des téléchargements nous enfonce dans le classement.
  • Qu’on ai eu 2 ou 4 étoiles ne semble n’avoir rien modifié
  • 10 commentaires par jour ou presque aucun ne semble pas avoir modifié le classement

Il faut donc trouver le moyen de booster le nombre de téléchargements pour se retrouver en haut d’une catégorie pour alimenter un cercle vertueux.

Pour bien sortir sur les résultats des recherches il faut principalement un nom d’appli explicite. Par exemple notre convertisseur de devises sort mal sur cette requête car il a été nommé M-converter. Ce point sera corrigé dans une prochaine version, j’espère pouvoir en mesurer l’impact.

Mes débuts dans l’ASO (App Store Optimization).

Ma lecture du jour (certains articles datent un peu) :

La plupart de ces articles sont basés sur une étude de FaberNovel qui date de janvier 2010

Monétisation des applis mobiles

Cela fait maintenant de nombreux mois qu’on (principalement Flo) travaille sur des applis mobiles sur Android et iPhone. Actuellement notre appli la plus téléchargée et un convertisseur de devises.

Cette application est gratuite et nous allons la passer payante aujourd’hui (il vous reste le temps qu’on boive tranquillement le café pour la télécharger gratuitement). Nous avons attendu d’avoir une appli qui réponde le plus possible aux attentes, nous avons donc suivi les conseils et recommandations des utilisateurs depuis 3 mois. Aujourd’hui, je pense que nous avons une appli parfaite pour le marché qu’elle cible, en tout cas les retours sont très positifs. La période de mise au point étant terminée nous arrêtons la gratuité.

Nous pensons faire un test sur 3 mois pour mesurer l’impact du prix sur les téléchargements. A la fin des 3 mois de tests on devrait en savoir un peu plus sur le potentiel de revenu sur les app mobiles. Aujourd’hui j’estime que le mobile pourrait surpasser les revenus web d’ici 3 à 5 ans pour nous… Rendez vous dans 3 mois pour voir si j’ai changé d’avis.

Les chiffres du Web mobiles en mai 2010

  • Nokia leader en Asie, Afrique et Europe de l’Est
  • Apple leader en Amérique du Nord, Océanie et Europe de l’Ouest
  • 24% du trafic mesuré par AdMob aux USA provient d’une connection wifi
  • Apple est le leader mondial. Sur les 44 millions de machines sur iOs 57% sont hors des US
  • La croissance de Android est de 29% par mois depuis 1 an.
  • 92% du trafic par Android provient de 14 machines contre 1 seule il y a 1 an.
  • Les utilisateurs de iOs et Android passent 79 minutes/jour sur les app (ça me parrait beaucoup) et téléchargent en moyenne 9 apps par mois
  • En moyenne les utilisateurs d’iPhone ont dépensé $8.18 en app, les utilisateurs sur Android $8.36

Stats mesurées par AdMob qui est présent sur 23’000 sites et applications. (A ce jour il y a 300’000 applications : 225’000 sur iOs et 75’000 sur Android. source)

Android connait une forte croissance mais sur les marchés occidentaux l’iPhone reste, et de loin, le leader.

Rapport complet sur le site d’Admob

Ecrire des App pour Android ou iPhone

iphone or android
iphone or android

Android a ma préférence mais c’est le marché qui décide. On m’avait prévenu que l’iPhone était plus intéressant pour développer un business, cette fois j’ai la preuve sous les yeux. Du coup je pense troquer mon Nexus One contre un iPhone4 et pourquoi pas acheter un iPad… Il faut que je me remette à utiliser les outils du grand public.

Le département Mobile de Dauran Corp a accusé le coup.

PS: les plus attentifs auront remarqué qu’il n’y a pas d’échelle sur le graphe. La courbe est censée faire fantasmer, si j’ajoute l’échelle personne ne me prendra au sérieux ;)

PPS: bientôt la V1 ptitcoin dans les bacs ?