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Contourner Adblock avec DFP small business

Le blocage des publicités revient régulièrement sur le devant de la scène. Jusqu’à ces derniers temps je ne m’en suis pas vraiment inquiété, le phénomène ne me semblait pas mettre en danger mon activité et je comprends les internautes qui souhaitent naviguer sur Internet sans publicité. J’utilise moi-même un outil de blocage de pub lorsque mes enfants se mettent devant l’ordinateur. Au début de cette année Free a décidé de fournir un bloqueur de pub directement sur sa box et pour le faire savoir a activé le blocage par défaut. Je passerais le problème de neutralité du web, ou le manque de discernement de Free dans cette affaire. Je me suis demandé quel était réellement l’impact des bloqueurs de pub sur mon entreprise.

Adblock est l’outil de blocage de pub le plus répandu sur Internet. il bloque la plupart des adservers et empêche l’affichage de bannières hébergées localement qui comportent un nom trop explicite (pub-728×90.png par exemple). Il a certainement d’autres fonctionnalités, j’en ai appris pas mal sur ce site.

DFP Small Business est un adserver gratuit fournit par Google. Il permet une gestion assez fine des espaces publicitaires d’un site comme Forexticket. C’est un adserver populaire et se trouve donc en bonne place sur les filtres des bloqueurs de pub.

Avant de rentrer dans les détails techniques j’ai voulu mesurer le nombre de visiteurs qui n’affiche pas de bannière sur Forexticket. J’ai utilisé deux méthodes :

  • J’ai comparé le nombre d’affichage de pub annoncé par DFP et le nombre de pages vues sur le site.
  • J’ai ajouté un bout de code dans le script de DFP pour remonter l’utilisation d’adblock directement dans Google analytics.

Sur une période donnée DFP m’annonce 903’330 pages vues avec pub, Google analytics me dit qu’en fait il y en a eu 1’012’908 soit 10,8% de visiteurs qui bloquent les pubs.

La seconde méthode a consisté a modifier le script de DFP en incluant des customVar d’analytics

<script type=”text/javascript”>
_gaq.push([ '_setCustomVar',2,'adblockActive', 'yes',1 ]);
googletag.cmd.push(function() {
googletag.display(‘div-gpt-ad-xxx’);
_gaq.push([ '_setCustomVar',2,'adblockActive', 'No',1 ]);
});
</script>

Le premier “_setCustomVar” place la variable adblockActive à yes, puis le second, qui est exécuté seulement si le javascript de DFP a été chargé (donc s’il n’y a pas d’adblock, vous suivez ?) change la valeur à no. Au final Analytics m’indique donc directement le nombre de Yes et de No. Sur la même période que précédemment j’ai mesuré 897’906 pages vues sans adblock et 63’652 avec. Soit 6.6% utilisateurs d’adblock.

La vérité doit donc se trouver entre 6.6 et 10.8% pour mon site. Ce qui représente tout de même environ 2000€/mois.

J’ai mis en place un système pour afficher des bannières :


<div class="petitMalin"><a href="/"><img src="grosMalin.jpg" /></a></div>
<div id='div-gpt-ad-XXX' class="annonce_dfp">
<script type='text/javascript'>
_gaq.push([ '_setCustomVar',2,'adblockActive', 'yes',1 ]);
googletag.cmd.push(function() {
$(".petitMalin").hide();
googletag.display('div-gpt-ad-XXX');
_gaq.push([ '_setCustomVar',2,'adblockActive', 'No',1 ]);
});
</script>
</div>

Le premier div est ma bannière de substitution qui est masquée si le script de DFP est exécuté. C’est pas le meilleur code du monde car ceux qui n’ont pas adblock activé peuvent voir pendant un temps très court ma bannière de substitution. Mais je n’ai pas eu de gêne pendant mes tests, même avec une connexion assez lente.

Ce système ne semble pas trop mal fonctionner, le taux de clic sur ces bannières est de 0.3%, ce qui est un peu moins qu’un taux de clic normal mais pas catastrophique non plus.

Adsense reverse 68% des revenus

Les éditeurs de contenu du programme AdSense pour les pages de contenu, qui représentent la majeure partie des partenaires AdSense, reçoivent 68 % des revenus générés au niveau mondial. Nous reversons donc 68 % des revenus que nous collectons auprès des annonceurs pour les annonces AdSense pour les pages de contenu diffusées sur leurs sites. La part que nous conservons correspond au montant des investissements réalisés par Google pour AdSense, notamment dans le développement de nouveaux produits et formats, technologies et fonctionnalités favorisant l’optimisation des revenus générés par les annonces. Nous intégrons également les dépenses induites par la conception de produits et fonctionnalités permettant aux annonceurs AdWords de diffuser des annonces sur nos sites partenaires AdSense. Le partage des revenus d’AdSense pour les pages de contenu est inchangé depuis son lancement, en 2003.

Au plus le temps passe au plus Google devient transparent

Mon logo chez Google

Ca fait tout drôle de voir que Mataf fait parti de la sélection des sites “Finance et assurance” du réseau Google. J’aime à penser que c’est un gage de qualité d’avoir été sélectionné.

Si j’ai un regret c’est de faire parti de la sélection France. Le site est hébergé en France mais il est actuellement en 5 langues et a une audience assez globale. Bon, je vais quand même pas cracher dans la soupe ;)

Un petit appel du pied à l’équipe d’Adsense est ce que je peux espérer passer mon compte en premium ?

Des billets sponsorisés non intrusifs

Dans mon éternelle quête de monétisation des sites Web je m’arrête souvent sur les billets sponsorisés. Ils offrent à la fois

  • une bonne rémunération au blogueur
  • une bonne visibilité à l’annonceur

Par contre ils sont un peu trop intrusifs pour le lecteur. C’est d’ailleurs à cause de ce point négatif que certains blogueurs ne publient pas de billets sponsorisés (Techcrunch et Presse-Citron pour ne citer que les plus gros). C’est dans ce contexte que j’ai eu l’idée géniale, ou pas, à vous de me dire.

L’idée c’est de faire un second blog qui ne recevra que les billets sponsorisés, les articles ne viendront donc pas se mettre dans le flux RSS. Bien entendu il faut offrir une bonne visibilité aux annonceurs, ce mini flux de pub peut être inséré dans une colonne du blog ainsi qu’à la fin de chaque article dans le flux RSS (voir l’illustration en début d’article)… Un peu comme ce que fait techcrunch avec son lien ‘Promo’ dans son RSS :

Avec 1 ou 2 articles sponsorisés par semaine on peut offrir une visibilité de 2 à 4 semaines aux annonceurs.

Pour parfaire le concept je pense que l’ajout d’un visuel sur les articles permettrait d’appuyer un peu plus les campagnes et donc leurs performances.

Vraie ou fausse bonne idée ? Bien sûr je pense que c’est une vraie bonne idée, c’est au moins à tester.

Gérer ses espaces publicitaires

J’ai suivi avec intérêt les différents points de vue sur les espace pub en 125×125. Je trouve cet espace intéressant pour le blogueur et l’annonceur.

Pour le blogueur il permet de facilement multiplier les espaces publicitaires, donc d’avoir plus d’annonceurs différents et des revenus plus stables. Le format s’intègre bien dans un blog.

Pour l’annonceur, le format, malgré sa taille réduite, est assez visible. La présence sur toutes les pages augmente les chances d’être vu par une grande partie des visiteurs. De plus le public d’un blog est très ciblé.

Les tarifs des blogs US pour l’espace 125×125 vont d’un CPM de 1.7$ (€1.1) pour JohnChow.com (ou $2.5 = €1.5 par visiteur) à $1.8 (€1.15) pour Techcrunch.com (ou $5 = €3.1 par visiteur). Ce qui reste raisonnable si le taux de clic n’est pas trop bas.

Cet espace semble devenir standard aux USA mais pas encore chez nous.

Sur Mataf (le site spécialiste du forex pour ceux qui ne suivent pas…) j’ai testé des espaces non standard. J’ai commencé par les bannières dans les coins, les résultats étaient corrects mais je pense qu’il y a eu pas mal de clics involontaires, j’ai donc abandonné. Depuis un moment j’ai deux espaces qui fonctionnent assez bien (taux de clic élevé et bon taux de transformation chez les annonceurs), un listing de sponsors sous forme de bannière 120*60 avec 3 lignes de texte (qu’on peut comparer aux 125×125) et un sponsorship à la semaine qui place le logo de l’annonceur dans le background du site et place une longue description + logo dans toutes les pages stratégiques. Vous pouvez visiter ma page de démo (les chiffres ne sont plus valable depuis longtemps)

Pour pouvoir vendre ces espaces il est intéressant d’avoir les annonceurs en direct. Les régies n’aiment pas les espaces non standard car elle vendent des packs avec plusieurs sites et n’ont pas envie de faire du détail. Alors soit vous faites un gros blog qui peut vivre seul soit vous vous associez et proposez un nouveau standard d’espace pub, facile non ?

Dans le prochain billet je prends un blog au hasard et je le farci de pub pour faire un exemple.

PS : Vu le nombre d’annonceurs sur Techcrunch et les tarifs de ses espaces de pub j’arrive à un revenu publicitaire de l’ordre de $150’000 par mois pour le sponsorship. Si les tarifs de bannières sont bien avec un CPM qui varie entre $15 et $40 alors il doit avoir un complément de $250’000. Soit un total estimé de $400’000 (€250,000)… Je retombe presque sur mon équation magique :

1VU mensuel = 1€ de CA annuel

C’est chouette non ?

Source illustration

Faire de la pub chez Yahoo

La semaine dernière j’ai reçu un coup de fil de Yahoo. Premier réflexe, je pense qu’ils m’appellent pour intégrer mon contenu dans leurs pages finances. Déception c’est simplement pour me présenter leur puissance médiatique pour mes campagnes de pub. Je sais qu’une fois j’ai dit qu’une campagne était sur les rails mais depuis je n’ai pas vraiment avancé sur ce point qui n’est pas prioritaire. Ça se fera plus tard.

La discussion est assez courte et on m’envoie le pdf de 48 pages qui présente Yahoo. 32 pays 15 langues, du mass marketing… blablabla.

J’arrive rapidement à la page 16, celle des tarifs :

  • Page d’accueil : habillage de la page : 500’000€ pour 24H en semaine, 334’000€ le week end. Les autres bannières vont de 240’000€ à 400’000€ toujours pour 24 heures. Au CPM c’est facturé 30€ à 45€. A la louche la page d’accueil (2.5 Millions de contact par jour = pages vues ?) peut rapporter jusqu’à 1 million d’euro par jour. Ce qui fait quand même un CPM à 400€. Heureusement qu’ont peut négocier. Pour moi pas de page d’accueil c’est hors budget.
  • Page d’email, le CPM du rectangle est de 20€ (moitié de la page d’accueil, le taux de clic doit être très bas)
  • On peut cibler par comportement sans hausse des tarifs.
  • On peut cibler géographiquement si on paye 20% plus cher.

Bref, pleins de solution pour tenter d’optimiser au maximum ses campagnes. Si on était deux ans en arrière, quand je travaillais au marketing d’une banque Suisse, j’aurai peut être eu le budget pour faire une campagne d’un mois. Aujourd’hui ce n’est pas adapté a ce que je fais. Mon budget est tellement limité que le ROI doit être optimal tout de suite, je n’ai pas le droit à l’erreur, l’achat de mot clé ou le CPL est mieux adapté. Dommage que la solution de Yahoo soit aussi difficile à prendre en main comparé à Adwords.

PS : les CPM donnés ci dessus doivent être négociables. J’ai l’impression que c’est partout pareil, on annonce des tarifs très haut pour avoir une marge de négociation. Du coup quand j’annonce des prix les annonceurs veulent absolument une remise, même si je tire les prix dès le départ. Dans ma courte expérience j’ai vu des négociation arriver à un prix 10 fois moins élevé que le prix catalogue, un zéro en moins en quelque sorte.

PS2 : La photo ci dessus provient de Yahoo Grenoble, je l’ai prise en allant faire un pèlerinage sur les traces des dieux des startups. Pour faire geek jusqu’au bout j’aurai du dire : prise avec mon IPhone 8Go…

PS3 : je ne relie pas, je laisse les fautes, je manque de temps !

Plan pub en préparation

Je suis en train de préparer une campagne de pub pour faire un test. Je me suis donc replongé dans mes anciennes campagnes pour essayer de ne rien oublier et d’optimiser au maximum.

  • Le support sera Adwords.
  • Les formats : tous les formats acceptés par Adwords/Adsense. Images + liens sponso. Je vais peut être en faire en flash si j’arrive à utiliser l’outil de Macromédia…
  • La mesure du ROI se fera sur le nombre d’inscription à la newsletter. Le texte des bannières sera rédigé pour que les visiteurs cliquent s’ils sont intéressés par recevoir des mails. L’objectif est d’avoir un taux de transformation de 10 à 15%
  • Durée : 15 jours, budget : 1500 euros

A priori ces paramètres ne seront pas modifiés. Une landing page spéciale est déjà en place, je travaille maintenant à la réalisation des textes des annonces et au tracking avec Google Analytic.

La campagne sera considérée comme positive si j’arrive a avoir en 15 jours de campagne l’équivalent de 1 mois d’abonnés en temps normal. Si c’est le cas ça montrera qu’avec 18000 euros je peux doubler mon nombre d’abonnés annuel ce qui représente en fin d’année environ 30’000 visites de plus par mois soit un CA équivalent à l’investissement.

Si la campagne est positive j’augmenterai mon budget pub jusqu’à atteindre la limite d’efficacité de la campagne ou la limite de ma trésorerie.

Si tout va bien je commence en mars.

Comparaison des revenus des blogs

Juste pour comparer deux situations extrêmes.

D’un côté Vincent Abry qui gère plusieurs sites avec 372’965 visiteurs uniques en janvier pour 500’000 pages vues déclare avoir gagné $1’963 soit un CPM de $3.9 ou un revenu par visiteur de $0.005

D’un autre côté Lloyd qui gère un blog sur le forex avec 4’482 visiteurs uniques en janvier pour 11’097 pages vues déclare avoir gagné $1’020 soit un CPM de $91.9 ou un revenu par visiteur de $0.228

Lloyd est mon nouveau dieu ;)

Crédit photo 

Dailymotion, 20 millions d’Euros de revenus en 2008

Dailymotion prévoirait un CA de 20 millions d’euros en 2008. Quand j’ai lu cette ligne ça m’a paru très faible vu l’importance de la plateforme vidéo. J’ai un peu fouillé et j’ai trouvé les chiffres suivants…

Dailymotion en chiffre :

  • 42ème site mondial
  • n°2 des sites de vidéo en ligne après Youtube
  • 52-55% d’audience Française
  • 33-37 millions de visiteurs uniques (VU) par mois, 1.3 milliard de pages vues (juin 2007) –
  • 40.2 millions de VU, 1.2 milliard de pages, 667 millions de vidéos vues (novembre 2007)
  • Levées de fonds 7 millions + 25 millions (août 2007)
  • Annonce un objectif de CA de 20 millions en 2008
  • > 60 employés (pas trouvé de données)

A priori la croissance de Dailymotion va continuer à augmenter ils devrait donc avoir au minimum 700 millions de vidéos vues par mois sur 2008, soit environ 8.4 milliards sur l’année (estimation faible). Chaque vidéo rapporterait donc 0.24 centime d’euro, je ne sais pas si on parle de CPM dans les vidéos mais si c’est le cas on a un CPM de 2.38 euros sur les vidéos vues.

Si on parle en pages vues (PV), il y aura au minimum 14.4 milliards de PV ce qui donne un CPM de 1.4 euro… A comparer au $0.1 / $0.33 soit €0.07 / €0.24 de Myspace (donnée 2006 ?) et au €10 d’un portail généraliste (donnée tirée de mes divers expériences).

Remarque : J’ai pris un objectif bas en page vue, il est très probable que le nombre de pages et vidéos vues soit plus élevé. Le CPM sera d’autant plus faible.

Dailymotion a donc l’ambition de se placer entre un réseau social “fourre tout” qui génère de la page vue et un portail plus ou moins spécialisé. Leur objectif est donc cohérent.

Est ce que ça suffit pour être rentable ? La masse salariale doit être d’au moins 5 millions d’euros (s’il y a bien plus de 60 salariés), ce qui laisserait 15 millions d’euros pour payer la technique, location des locaux… A première vue je dirais que c’est suffisant pour être au moins à l’équilibre mais c’est une logistique qui me dépasse !

Qu’est ce qu’on peut tirer de tout ça ? Les plateformes vidéos ne sont pas vraiment rentables, elle génère beaucoup de volume en audience mais les revenus associés sont faibles comparé aux portails qui ont de plus moins besoin de bande passante à fournir. C’est certainement pour cette raison que certaines plateforme se sont tournées vers le BtoB (Kewego, Vpod, Scroon…).

Est ce que les challengers vont dans le mur ? La lutte sera difficile, la course à l’audience devra s’accompagner d’une course aux revenus. Les revenus sont plus importants dans le contenu pro, il faudra donc produire ou acheter des vidéos ce qui alourdit les charges et diminue les bénéfices. Des sites comme Seesmic auront du mal à gagner leur vie à moins de trouver LA source de revenue qui n’existe pas encore ou de se faire racheter ;)

Sources :

Moins de pub sur France Télévisions, plus pour le Web

Nicolas Sarkozy l’a annoncé, il souhaite que la publicité disparaisse des chaînes publiques.  Ca a eu un effet immédiat sur le cours de bourse des chaînes privées, TF1 en ce moment enregistre plus de 10% de hausse. La raison est simple : les investisseurs pensent que l’investissement publicitaire va passer de France Télévisions aux chaînes privées. Ce n’est pas faux.

Et si toute cette manne ne partait pas seulement sur la TV mais aussi sur le Web (comme je l’ai lu ici). Vu les montants en jeu les effets pourraient être très bénéfiques pour le Web français.

Sur le rapport financier de France télévisions on peut lire que les recettes publicitaires en 2006 se sont élevées à 765.3 millions d’euros, ça représente tout de même plus de 60% des recettes totale de l’e-pub qui étaient de 1.24 milliard d’euros en 2006 (d’après les chiffres du jdn). Et comme je ne pense pas que les chaînes privées n’arriveront pas à prendre tout le budget publicitaire le web devrait en profiter.

On pourrait donc connaître en 2007 une forte progression des dépenses publicitaires sur Internet. C’est bien mais qui va en profiter ? 

Toujours d’après le rapport financiers de France Télévision le secteur alimentaire représente 22.3%, Hygiène et beauté 13.6%, Ensuite viennent l’édition, les télécoms… Les sites généralistes et plutôt féminins pourraient être les premiers bénéficiaires, Doctissimo par exemple qui connaît déjà une forte croissance d’audience pourrait prendre une bonne part du gâteau (d’ailleurs ça m’étonne que son cours de bourse n’ait pas bronché lors de l’annonce de Sarkozy). Le nouveau site de Voici qui a comme objectif d’avoir un million de visiteurs uniques par mois arrive au bon moment, le partenariat de Chauffeur de Buzz et d’un groupe Média aussi, je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a eu des délits d’initiés mais bon…. Les sites high tech (et pourquoi pas certains blogs) devraient aussi tirer leur épingle du jeux. De mon côté je ne risque toujours pas de voir l’ombre d’un euro français ;)

Et pour Mr et Mme tout le monde qui ne profitera pas de ces retombées ? et bien tournez vous du côté des actions des sociétés françaises qui vivent en grande partie de la pub. J’ai déjà cité Doctissimo du côté des sites média mais il y a aussi les régies comme Hi-Media.

Et si le plan se déroule sans accroc vous gagnerez plus en travaillant moins grâce à Nicolas Sarkozy… Elle n’est pas belle la vie :)

PS : je décline toute responsabilité en cas d’effondrement des cours de bourse des sociétés mentionnées ci dessus. Je ne suis pas devin non plus !

Réseaux sociaux, monétisation et Web3

J’ai lu pas mal de billets sur le Web3. Si on fait le tri et qu’on enlève tout ce qui se rapproche du people j’en tire trois informations :

  • Il y a un doute sur l’avenir des réseaux sociaux.
  • Pas mal de société ont du mal à trouver un business modèle viable.
  • Il faut penser global.

Sur les réseaux sociaux (type facebook ou autre) je reste dans l’idée que ce n’est ni plus ni moins qu’une évolution des forums avec un peu plus d’options. Avec un peu de recul je pense que les blogs sont aussi une évolution des forums dans lesquels seule une personne lance les sujets, contrairement aux forums ou tout le monde peut le faire. L’avantage du forum c’est que les participants ne sont pas liés, ils peuvent passer d’un forum à l’autre sans avoir le sentiment de laisser tomber une communauté (sauf cas exceptionnel). L’inconvénient du forum c’est que les meilleurs participants sont souvent fondus dans la masse. Le contraire des blogs.

Avec les réseaux sociaux on revient un mode de fonctionnement identique aux forums. Dans quelques années il est probable que les sites de type Facebook tournent avec des millions de membres inscrits mais seulement une petite partie active (ceux qui ont participer ou tenus des forums comprendront). Et les plus actifs finiront par penser qu’ils donnent beaucoup de temps sans recevoir en retour. Et on reviendra sur un “mode blog” avec peut être des mini réseaux sociaux tournés vers une personne. On discutera alors de la façon de monétiser ces minis réseaux personnels (comme pour les blogs).

Et comme l’histoire est un éternel recommencement ça risque de se répéter infiniment. Je ne suis pas assez calé en histoire pour pouvoir dire si dans le passé (avant Internet) il y a eu des périodes “communautaires” suivies de période tournée vers le culte de la personnalisation. Un peu comme 68 = communauté et années 80 = réussite personnelle.

Je vous invite à lire l’Inspiration digitale de Daniel Broche dans lequel il compare le web à une ville et ou on trouve Microsoft comme un promoteur, Les navigateurs comme des automobiles, les annuaires comme des routes, Google comme le périph, les FAI comme les compagnies pétrolières, le web mobile comme la campagne et Android de Google comme l’Autoroute, Les blogs comme les pub, cafés et PMU, Facebook comme un parking en centre ville et les réseaux sociaux comme des bus, métros ou navettes… Si je suis d’accord avec la plupart des comparaisons, j’assimilerai plutôt facebook et autres réseaux sociaux (Youtube compris) aux cinémas, cafés, et autres lieux de détentes ou on vient flâner et discuter sans but précis. En effet on ne peut pas les comparer à des moyens de transport car ils nous emmènent rarement quelque part (en tout cas ou on avait décider d’aller), ce sont plutôt des impasses.

Si je parle de tout ça c’est pour mettre en évidence que Facebook et autres sites similaires ne devraient pas devenir le coeur du web comme on le lit parfois. Au plus ce seront des énormes parcs d’attraction ou des gigantesques complexes ciné. Si ils auront la possibilité d’en tirer des revenus conséquents ils ne seront pas irremplaçables. Les promoteurs et autres constructeurs de route ou compagnies pétrolières par contre ce sera moins évident de les renverser.

On arrive sur le deuxième point : la monétisation. Le web se cherche, il ne semble pas y avoir de modèle de revenu pour les sites communautaires. On veut du gratuit sans pub.

Si on vise le grand public je pense que le gratuit s’impose. Internet regorge d’information et il devient très difficile de la vendre. L’internet gratuit crée l’audience et la renvoie, moyennant finance, à des sites de e-commerce (j’inclus les ventes de marchandises, de services, bancaires…). Si on me demande quelle est le site parfait je répondrai que c’est celui qui arrive à produire le contenu gratuit afin de créer une audience puis de revendre ses propres produits à cette audience, ça a l’avantage de pouvoir cibler au maximum le contenu pour toucher l’audience parfaite pour nos produit. Un exemple : boursorama. De là à dire que pour lancer un site de e-commerce il est judicieux de construire en parallèle un site d’information sur le produit et tout ce qui tourne autour il n’y a qu’un pas (Saveur-Biere a été construit sur ce modèle).

La monétisation passe par cette compréhension. Les sites qui n’ont pas vocation à vendre quelque chose doivent inclure dans leur cahier des charges l’obligation de créer des chemins vers des sites commerciaux. Ca passe par les bannières de pub, l’affiliation, le sponsoring, la vente de liste de contact… Il y a certainement des idées à explorer dans ce sens, je m’y emploi chaque jour ;) D’un autre côté les sites commerçants doivent connaitre les lieux de passages de leur futurs clients pour pouvoir ouvrir des chemins pertinents.

Et on arrive sur le dernier point : penser global. Même si c’est inclue dans ma stratégie je ne pense pas que ce soit forcement nécessaire. Comme dans la vie hors du web, le monde connecté peut faire vivre les grand groupes internationaux et les petits sites de quartier, les revenus seront moins importants mais les moyens à mettre en oeuvre aussi. Au final si la barque est bien menée le rendement devrait être au rendez vous. Il faut quand même dire que l’internationalisation est relativement simple sur le web et que c’est dommage de ne pas en profiter.

Changements chez Adsense

Comme vous le savez certainement il y a eu des changements dernièrement chez Adsense. Les zones cliquables ont été fortement diminuée pour éviter les erreurs de clics.

Ce changement a eu lieu entre le 13 et le 14 Novembre. Depuis la mi 2004 je suis mon compte adsense de très près, j’observe la performance des annonces, les taux de clics, les prix des clics…etc…

Alors que le nombre d’annonce que j’affiche est en constante progression

Le nombre de clic a connu un décrochage lors de la mise en place du système. La baisse a été de l’ordre de 30%.

Dans les jours qui ont suivi ce changement mes revenus ont été fortement impactés. Le prix au clic n’ayant pas évolué dans le bon sens. C’était sans compter sur la faculté d’adaptation de Google et en quelques jours la tendance a été inversée. Le prix du clic est actuellement a un niveau que je n’avais pas connu depuis plus d’un an et, ce qui me rassure un peu, se maintient sur un niveau élevé. Ce qui me laisse penser que ce n’est pas une aberration comme il y en a parfois (le 13/11 -jour du changement- par exemple).

Il y a un gros point noir quand même : le CPM qui reste sur des niveaux assez bas. Cet indicateur étant au final le plus important, j’espère le voir remonter rapidement. Rien de catastrophique pour le moment puisqu’on est sur des niveaux corrects mais loin des plus hauts du mois dernier.

Une bulle dans la pub sur le Web 2.0

Dans un article sur le Journal du Net Maurice Levy pense qu’il y a une bulle dans la pub sur le Web 2.0.

Maurice Lévy a jugé que les groupes de médias surestimaient la manne de la publicité en ligne et créaient une nouvelle bulle spéculative sur les réseaux sociaux (…) tout le monde construit son réseau Web 2.0 et pense que la publicité va affluer”. Il s’interroge donc sur la valorisation boursière des groupes Internet exclusivement basés sur la publicité en ligne.

Ça fait beaucoup de de concept qui n’ont pas la même signification chez tout le monde. Une bulle c’est une exagération dans les prix, cette exagération est entretenue par un sentiment de rareté du produit et par la volonté de ne pas rater une bonne affaire à n’importe quel prix (et oui, c’est un peu contradictoire). Le Web 2.0 dans cet article doit désigner exclusivement les réseaux sociaux ?

Je ne contredirais pas Mr Levy parce que je manque de donnée pour me faire une opinion tranchée mais on peut rapidement évaluer le “prix d’un visiteur” par rapport d’autres sites plus traditionnels.

Les sites sont généralement valorisés 20 fois le nombre de visiteurs uniques mensuels (1 million de visiteurs uniques = 20 millions d’Euros), c’est un chiffre “à la louche” mais qui donne un ordre de grandeur (dans la vrai vie il faut aussi tenir compte du CA, de la part d’audience, du nombre de membres…).

Pour que Facebook vaille 15 milliards de dollar (soit un peu plus de 10 M€) il faudrait 500 millions de visiteurs uniques. Et je crois me souvenir qu’il y en a environ 10 fois moins et que l’audience globale des réseaux sociaux est de 300 millions de visiteurs uniques dans le monde (5% de la population mondiale tout de même !).

On peut argumenter que la publicité sera mieux ciblée donc vendue plus chère. Oui mais le taux de clic est vraiment plus bas (d’un facteur 10) donc ça doit compenser.

Bilan, Maurice Levy a une chance d’avoir raison… Tout ceci semble largement surévalué.

PS : attention tous les chiffres sont donnés de mémoire, je n’ai pas pris le temps de les confirmer en faisant un peu de recherche…

Edit 14/11 : Techcrunch argumente contre Maurice Levy.  Mais je pense qu’il y a confusion, signe que bulle, internet et publicité entrainent des réactions épidermiques certainement due à la fameuse bulle (la vrai… celle qui a traumatisé beaucoup de monde) . Levy parle de similarité entre la bulle de la fin des années 90 et la valorisation des réseaux sociaux dont le business modèle est basé sur la pub, il ne fait pas de généralité à tout le web. J’accorde du crédit à ce que dit Mr Levy car on va vers une terre inconnue, on ne sait pas si ce sera rentable à long terme mais on valorise très largement au dessus des sites traditionnels. Facebook est valorisé presque 7% de Google (15 M$ pour FB et 220M$ pour GG). L’avenir dira si les réseaux sociaux sont vraiment rentables mais la plus value sur les prix actuel risque d’être faible vu qu’ils sont déjà valorisés aux niveaux des sites les plus performants à ce jour.

Google vs. Yahoo!

Un billet très intéressant de Jean Marie Le Ray. C’est le genre de calcul que j’aime bien faire car il relativise les performances des sociétés (en particulier sur leur revenu publicitaire).

Je me permets de répondre ici car ça me permettra de garder une trace de ces chiffres.

Google :
333’021’000 actions en circulation.
Le bénéfice par action représente 9.50/639.62 = 1.5% du prix de l’action.

Yahoo :
1’347’170’000 actions en circulation.
Le bénéfice par action représente 0.32/29.35 = 1.1% du prix de l’action.

Attention au bénéfice par visiteur de Google, vous prenez en compte les revenus d’Adsense (Network) et des licences vendues. Yahoo prend les revenus ex-TAC (traffic acquisition costs) qui représentent $1.22 milliards pour Google (cf leur rapport Q3 2007), les revenus à prendre en compte sont donc $4.23Md-$1.22Md. Yahoo indique la stat par mois ce qui donne pour 458 millions de visiteurs environ $2.2 pour Google et pas $9.24. Pour trouver le résultat de Yahoo vous prenez le revenu ex-TAC (1,286 milliards) / 477 millions de visiteurs / 3 mois = $0.90 par visiteur par mois.

Il faut aussi considérer que ces stats incluent Google, Youtube… etc. A mon avis Google est bien plus performant que Youtube. Mais c’est un autre problème.

On est donc plus dans des rapports de 1.3 à 2,5 plutôt que 10 à 20. Ce qui est déjà pas mal je vous l’accorde.

Edit : un billet complémentaire chez Didier Durand

Quelques chiffres d’Adsense

En 2006 Google a :

  • gagné $4.16 milliards avec les réseau de site utilisant Adsense,
  • reversé $3 milliards aux éditeurs.

Google reverse 72% de ses revenus et prendrait donc une commission de 28%. Je pense que cette commission n’est pas la même pour les comptes premium et les comptes normaux.

En 2006 j’ai représenté 1/38000ème des revenus d’Adsense. Je n’ai pas eu de réponse à ma demande de compte premium, je suis bien trop petit. En 2007 j’ai baissé les affichages d’Adsense, en 2008 je ne devrais plus avoir d’Adsense. Et pourtant c’est reposant de travailler avec Google, il n’y a rien à faire

Attendez un peu avant de vendre vos sites

Une petite phrase m’a interpellé ce matin sur le blog de Francis Pisani :

Moins de 10% du total de la pub est dépensé online alors que la plupart des Américains passent autant de temps sur le web qu’en face de leur poste de télé. Le déséquilibre indique une tendance inéluctable.

J’avais déjà en tête que 10% du total de la pub est dépensé online (on doit trouver cette data chez Nielsen) et le temps passé sur le web semble bien se rapprocher du temps passé sur la TV d’après NetEco. Le déséquilibre est donc assez fort et ce genre de situation entraîne souvent une correction disproportionnée.Il existe donc un risque que ce déséquilibre s’inverse dans les années qui viennent.

Ce risque (ou cette chance suivant comme on se place) pourrait entraîner une très forte augmentation des dépenses pub sur le web et on aura ensuite une correction un peu plus lente pour revenir à l’équilibre.

Si ce scénario se produit les CA des sites qui vivent de la pub devraient augmenter très significativement et il y aura peut être une fenêtre pour vendre ces sites à un très bon prix avant la phase de correction.

D’un autre côté, la bulle Internet n’est pas très loin alors il y aura certainement beaucoup de prudence. Le déséquilibre inverse ne sera donc pas forcement très prononcé.

Il faut garder cette hypothèse dans un coin de la tête pour la ressortir si on sent qu’il y a une trop grande euphorie.

PS : attention je ne parle pas de bulle mais d’un enchaînement de correction… Il y a des chances que rien de tout ceci se produise mais on ne sait jamais.

PS2 : le commentaire de Stephane Zugzwang illustre mon propos

La valeur de l’audience

J’ai un défaut, j’aime tout mettre en équation et au final mettre un prix sur tout. J’aime savoir ou je vais.

L’audience est une des variables principale avec le revenu par visiteur. La qualité de l’audience est beaucoup plus subjectif et devrait être mesuré avec le succès des campagnes de pub.
Je vais m’attarder sur les variables qu’on peut mesurer simplement.

Le nombre de visiteurs

Les visiteurs viennent sur un site car

  • il est connu
  • il est bien référencé
  • on parle de lui sur d’autres sites

Les visiteurs reviennent sur un site car

  • ils l’ont mis dans les favoris
  • ils se sont inscrits aux flux RSS ou à la newsletter
  • le site leur a beaucoup plu et ils tapent directement le nom dans la barre d’adresse (très rare) ou le nom dans Google (beaucoup plus fréquent)

Le revenu par visiteur

Ca je l’ai déjà abordé, Le revenu par visiteur est fonction du domaine d’activité mais aussi de la part de marché. Si vous avez un blog qui touche 0.1% des lecteurs de blogs vous vendrez moins cher votre espace publicitaire que si vous touchez 10%, le prix par visiteur augmente avec la part de marché. J’avais évalué audience*2 = Revenu*2.6. Passer de 100’000 visiteurs par mois à 2 millions reviendrait quasiment à tripler le revenu par visiteur.

Importance de se fédérer

Vous aurez donc compris qu’il est important d’avoir de l’audience. Des agences sont donc nées pour vendre de l’espace pub sur plusieurs blogs à la fois. Ca permet de vendre plus facilement plus cher. De mon côté je suis en train de m’associer avec un gros site pour vendre en commun notre espace pub afin que les annonceurs puissent toucher un pourcentage plus important d’internautes intéressés par le forex. C’est un gain de temps qui se paye, l’annonceur n’a plus 15 contacts mais 1 seul, ça simplifie les négociations.

J’ai déjà vu se regroupement plusieurs fois sur des sites. En dehors de quelques niches très précises, je pense que tout le monde finira par y arriver. Reste à savoir comment…

 crédit photo

Facebook a-t-il de l’avenir ?

J’ai lu sur Transnet hier puis aujourd’hui sur Techcrunch fr (en) que Steve Ballmer pense que l’envolée actuelle de Facebook est un engouement passager. En gros la mode va passer et ça va se tasser.
Comme il y a beaucoup d’utilisateur accros de Facebook parmi les bloggueurs l’affaire a pris pas mal d’ampleur.

Pour ma part, j’ai testé le service, j’ai regardé ses possibilité et au bout de quelques dizaines de minutes j’ai commencé à tourner en rond. Facebook est un écosystème très fermé si on compare au reste du web. Il y a quelques années j’aurai certainement accroché. Tout ça pour dire qu’il y a certainement un public pour ce genre de site, qu’il peut faire une grosse audience mais je ne vois aucune révolution majeure. Sur le long terme l’utilisation de Facebook devrait devenir assez ennuyeuse, les widgets c’est bien mais visiter les sites c’est mieux.

Ceci dit la porte n’est pas fermée et je changerai peut être d’avis avec le temps. Cependant j’ai d’autres arguments pour anticiper un futur probablement difficile pour Facebook. Tous ces argument tournent autour de la monétisation :) Pas d’argent, pas de moyen, pas de développement, ce qui entraîne stagnation et souvent effondrement.

Qu’est ce qui fait vivre Facebook à l’heure actuelle ?

  • Les investisseurs : Facebook a levé 40 millions de dollars de capital risque et négocie en ce moment avec Microsoft pour lever 500 millions pour développer son infrastructure.
  • La pub : apparemment en 2006 le site aurait eu 50 millions de dollars de revenus (125 millions en 2007 ?)

Quelle sont les charges ?

  • 300 employés, le salaire moyen dans la silicon Valley étant supérieur à 80’000$ pour les informaticiens ça représente environ 24 millions de dollars (je ne connais pas le montant des charges patronales en Californie)
  • Locaux, Je ne me risque pas à évaluer mais pour 300 employés ça doit être pas loin du million. (j’ai jeté un oeil rapide sur Craiglist, les 50m² se louent environ 1000 dollars par mois)
  • Hébergement, bande passante… Avec 50 millions de visiteurs uniques je ne serai pas étonné que le budget soit plus important que la location des locaux (Facebook a besoin de 500 milions pour développer l’infrastructure).

Les revenus de pub ne sont pas extensibles à l’infini.

Les depenses pub online dans le monde sont estimées à un peu plus de 30 milliards dans le monde en 2007 dont un tier rien que pour Google. Google arrive a prendre une aussi grosse part du gateau car il touche la quasi totalité des internautes. Il peut aussi facilement placer une pub à la ménagère de plus de 50 ans qui recherche une recette pour le repas familial que le chercheur astrophysicien qui cherche une doc technique. Ca des sites comme Facebook n’arriveront jamais à le faire et si l’audience est multipliée par 5 sur les 5 prochaines année Les revenus auront du mal à progresser beaucoup plus vite malgré ce que je disais il y a quelques temps.

Yahoo estimait que Facebook pouvait atteindre le milliard de revenue en 2015. A mon avis c’est un plafond qui tient sur l’hypothese que le marché de la pub connaisse une croissance de l’ordre de 15 à 20% par an pendant les 8 prochaines années et que Facebook tienne le cap pendant aussi longtemps. Bref, un enorme coup de poker. Le marché de la pub est déjà en forte croissance et continuer a se rythme pendant 8 ans relèverait du miracle.

D’un côté on a donc un marché publicitaire qui devrait avoir du mal à alimenter Facebook pour qu’il puisse valoir les milliards que son fondateur estime.
D’un autre côté on a un réseau social qui, sur le concept, est sympa pour partager ses photos ou ses coup de coeur mais qui du côté intérêt sur le long terme n’apporte pas grand chose.

Une fois la vague passée, Facebook devrait rester un réseau social ciblé sur les étudiants et peut être quelques fondus d’Internet.

Microsoft ferait une erreur de valoriser ce site à 10 milliards, j’ai l’impression qu’ils essaient de courrir après quelque chose qu’ils n’arrivent pas à attraper.

à lire sur ce sujet :

PS : Pour se donner une idée de ce qui fonctionne sur Internet on peut regarder les sociétés cotées en bourse. Rare sont les sites de contenus qui vivent uniquement de la pub.

Blogrider diffuse des publireportages sur les blogs

S’il y a un genre de pub qui arrive à se fondre dans les magazines c’est bien les publireportages. Une page de pub avec beaucoup de texte explicatif et quelques photos. Blogrider est dans ce crénaux pour la version online.

Blogrider est la plateforme de la communauté de bloggers partenaires de la régie publicitaire Adrider. Il sert de point central, d’outil de synergie et de communication, visant à augmenter la visibilité des éditeurs.
Blogrider est également une plateforme de réflexion, de conception et de promotion d’outils de communication publicitaires adaptés aux contraintes spécifiques de la blogosphère.

De nombreux blogs semblent impliqués, on ne devrait pas tarder à voir fleurir de plus en plus de billets sponsorisés.

J’ai voulu en savoir plus, voici le mail envoyé à Blogrider :

Quelle est votre commission sur les campagne de pub ? En gros, si le client paye 10’000 euros combien revient aux bloggueurs ?

Ya t il une facturation à faire ? Si je ne suis pas en société comment me payez vous ?

Quels sont les indicateurs qui fixent le niveau de paiement et comment les vérifiez vous (inscrit au RSS, nb de visiteurs…). Est ce que vous avez une rêgle fixée à l’avance ou est ce que c’est subjectif ?

et… pas de réponse.

Apparement ce n’est pas une régie exclusive. La rémunération se fait selon des critères obscurs (popularité, nombre de billets publiés, page rank !). Bref c’est assez flou. Quand je prend une régie ce qui m’interesse c’est de savoir le montant de sa commission, sa stratégie pour trouver de nouveaux clients. Je n’ai pas une expérience extraordinaire dans la vente d’espace pub mais j’ai l’impression que le monde des blogs est en train de se faire exploiter assez fortement. Un peu de transparence serait la bienvenue.

PS : J’ai écrit ce billet avant de lire celui de Capitaine Commerce. Une vision différente mais aussi dubitative sur l’avenir de ce business.

Ils en parlent :

Améliorer les performance publicitaires avec Holistis

Dans une autre vie j’ai travaillé avec IC-Agency et j’ai eu une présentation d’un de leur produit phare : Holistis. Une conjoncture défavorable ne m’a pas permis de tester Holistis en condition réelle, dommage car je pense que c’est un produit très performant. Je ne sais pas si Flavio Quaranta ou David Sadigh suivent ce blog mais vu qu’ils font du “reputation management” ils finiront rapidement par venir ici :)

holistis™ est une solution qui vous permet de personnaliser et d’optimiser les pages de votre site, dans le but d’augmenter le retour sur investissement de vos campagnes marketing.

En résumé Holistis permet de donner à chaque visiteur une version optimisée de la page pour avoir un taux de transformation optimal. Le contenu de la page est produit en fonction du mot clé tapé dans les moteurs de recherche, de la langue, du pays d’origine… etc.

Par exemple si un américain arrive sur mon site avec le mot clé “forex” il n’aura pas la même page qu’un anglais qui arrive de la même façon. L’américain sera peut être plus sensible à un type de message ou une couleur spéciale, et l’anglais à une image ou une photo. Ceci permet d’optimiser au maximum le taux de transformation du site. Bien sûr ce système apprend tout seul et s’optimise automatiquement (il faut juste “nourrir” le logiciel au départ avec les messages pub, les photos…etc).

Mais, me direz vous, c’est bon pour un site d’ecommerce ça, le vendeur de bière pourrait vendre encore plus de boisson, ou le discounteur plus de lave vaisselle (au passage il y a un peu de boulot de référencement à faire sur discounteo)… A quoi ça peut servir sur un site qui ne vend rien si ce n’est que de l’espace pub. Et c’est là que je vous ouvre un nouveau marché chers Flavio et David, avec votre machine vous pouvez sortir les bonnes bannières, les bonnes couleurs, les bons messages aux bonnes personnes et ainsi maximiser le taux de clic. A court terme je ne gagne pas grand chose mais sur une longue période si mes annonceurs voient que leur pubs performent un maximum alors ils reviendront et ne seront pas gênés de payer un peu plus cher.

Et mes clients si je leur dis que les pubs sont performantes sur mon site grâce à Holistis et qu’ils peuvent encore mieux performer en devenant vos clients, alors on entre dans un cercle vertueux :)

Et vous voulez un peu de buzz ? Alors vous lancez ce concept sur la pub dans les blogs (pub sur les blogs performante = blogueurs heureux = ils parlent de vous) ou vous lancez un Holistis light qui optimise la couleur et la forme des adsense pour avoir un super taux de clic. Pensez à moi quand vous vous ferez racheter par Google :)

Plus sérieusement je pense que c’est un concept à creuser.

En complément, voir l’interview de Flavio Quaranta ici