Category Archives: Stratégie

Changer un nom de domaine

Une fois n’est pas coutume, je vais expliquer longtemps à l’avance ce que je compte faire pour améliorer mon positionnement sur le forex. J’ai besoin de poser par écrit ma « stratégie » et j’ai aussi besoin de feedback pour savoir si je ne fais pas de trop grosses conneries.

Mon site forex (Mataf.net) est relativement bien positionné au niveau de l’audience (voir le suivi concurrentiel que je publie régulièrement). Son taux de croissance est conforme au taux de croissance du secteur, je suis donc bien dans le marché. Ma principale source de trafic vient de France (34% depuis le début de l’année selon Xiti), les pays suivants sont l’Espagne et les USA à 4.6% chacun. On peut donc dire que l’audience est, au moins pour les 2/3 hors de France, assez bien répartie sur le globe.

J’ai quand même un problème : je n’arrive pas à diminuer ma part d’audience française. Quoique je fasse (multiplication des langues, IP anglaise) je reste avec  mes 35%. Historiquement Mataf.net est un site français qui a ajouté progressivement de nouvelles langues, ma difficulté pour augmenter les nombre de visiteurs à l’étranger vient peut-être de là.

En dehors de ce problème d’audience j’ai un problème de nom de domaine. Lorsque j’ai lancé le site j’ai opté pour un .net car le .com était pris. Parfois des visiteurs tapent intuitivement dans la barre d’adresse le nom du site avec un .com, et le pire c’est que ça m’est déjà arrivé ! J’ai bien tenté d’acheter le .com, mais le propriétaire a refusé mon offre de 15’000$. Celui qui possède le .fr est aussi un peu gourmand.

Ça fait longtemps que je tourne autour et j’ai franchi le pas : je vais « tuer » mataf.net et le transférer sur un nouveau nom. J’ai donc acheté un ndd sympa avec une centaine de suffixes pour couvrir tous les principaux pays et je travaille actuellement sur une version géolocalisée de mon site. Je donnerai le nouveau nom quand j’aurai verrouillé tous mes achats, ça représente encore 5k€ de dépense annuelle.

Je vais transférer progressivement chaque langue de mataf.net sur nouveau nom de domaine géolocalisé, en commençant par celles qui apportent le moins d’audience. Je vais monitorer l’audience pour essayer de mesurer la perte (ou le gain) de visiteurs. Je terminerai par la bascule des langues principales : anglais, espagnol et français. La transition sera très douce et devrait s’étaler sur plusieurs mois/trimestres.

Le risque est grand de perdre la popularité de Mataf auprès des moteurs de recherche à court terme et de diluer un site sur plusieurs dizaines. Mais à plus long terme je crois que ce sera bénéfique. Bien entendu je vais travailler en respectant quelques règles SEO : redirection 301, déclaration dans GWT…

Alors bonne ou mauvaise stratégie ? Voyez-vous des points que j’ai oubliés ? Des idées pour minimiser les risques ?

Monnaie.com

Je viens d’acquérir mon premier nom de domaine via SEDO : Monnaie.com (trop classe, je suis super heureux). Cet achat ne s’est pas fait au hasard, il entre dans notre stratégie de couvrir tous les domaines tournant autour des devises.

  • le forex
  • la conversion (site temporaire de test qui sera bientôt remplacé par un plus gros projet)
  • et maintenant la monnaie

Le but de ce nouveau site est de parler des monnaies en circulation, des monnaies anciennes et de la numismatique. J’ai un vrai projet de développement dans ce secteur (mobile + web). Si je devais donner un point fort à ce projet c’est qu’il complète parfaitement notre portefeuille de sites, on reste dans notre domaine. Le point faible est le renoncement à un développement multilingue, ça représente un budget et un travail trop important. Je le regrette un peu mais il faut faire des choix.

Pour le moment je n’ai mis que quelques pages pour débuter son référencement sur les moteurs de recherche, le site va se remplir doucement.Le business modèle est basé sur la pub qui fera son apparition quand l’audience sera un peu montée et j’ai dans l’idée de faire des partenariats avec des boutiques physiques de numismates (peut-être).

Et si vous voulez faire un lien ou un billet sur monnaie.com je serais heureux de vous donner plus d’info !

La prochaine étape sera d’acheter les droits de Money, Money, Money d’Abba

Evolution des mobiles – janvier 2011

Nous sommes un mois après Noël et quasi à la fin des soldes d’hiver. En décembre beaucoup d’articles de blogs ou de presse annonçaient un pic de vente sur les tablettes et smartphones.

Je continue de mesurer mois après mois le nombre de connections via un terminal mobile sur Mataf.

Si je n’ai pas mesuré de pic extraordinaire en janvier, j’ai quand même eu des variations notables dans les courbes de visites.

L’iPhone enregistrait une baisse après un pic en octobre -le pic d’octobre est aussi visible sur les stats globales du site- En janvier le nombre de visiteurs a repris le chemin de la hausse. En regardant de plus près je peux même affirmer que le nombre de visiteurs sur iPhone a suivi quasi parfaitement le nombre de visiteur du site. L’augmentation est donc conjoncturelle.

Après un excellent départ l’iPad a aussi connu une baisse en fin d’année, dans le cas de l’iPad Noël semble avoir été bénéfique, j’ai noté une reprise significative en janvier.

Android est actuellement le bon élève de la classe, depuis l’été dernier sa montée est exponentielle. Même le mois de décembre, pourtant toujours très mauvais dans mon secteur, n’a pas ralenti la hausse. Il prend des parts de marché à coup de 2 points chaque mois. Reste à savoir si la tendance va continuer en 2011.

Blackberry n’est pas sur les graphes, il représente la moitié de l’audience de l’iPad et ne progresse pas beaucoup.

Stratégiquement il est peut-être temps de se concentrer sur les app Android.

stat-mobile

Ne perds pas ton temps à gagner ta vie. Gagne ton temps, sauve ta vie.

Matinée de réflexion stratégique… Si ce billet est publié c’est que la conclusion me semble intéressante…

Ben voilà je le publie sans retouche, c’est très brouillon.

Dernièrement j’ai tenté de faire prendre une dimension communautaire à Mataf.net… Un peu plus importante que celle qui existe actuellement. J’ai travaillé sur 2 axes :

  • Le forum. J’aime beaucoup les forums, l’ambiance y est souvent amicale, il y a des groupes, des clans, des disputes, des réconciliations… Ce sont de véritables micro-sociétés concentrées autour d’une thématique précise avec ses codes, ses traditions. On n’y rentre pas comme ça. Lancer un forum est très compliqué surtout sur une thématique de niche. Un forum qui fonctionne peut être un véritable moteur pour un site. Ses principaux inconvénients sont la difficulté de renouveler les membres et le temps que prend la modération lorsqu’il est très actif.
  • Le Chat. J’ai installé un chat. Je veux discuter en direct avec les visiteurs du site et faire des sessions de live trading. Mettre un peu du fameux temps réel très à la mode en ce moment et auquel je crois beaucoup. Le premiers jours je suis resté scotché au chat, c’est passionnant mais ça bouffe rapidement toutes la journée…

J’avais déjà mis de côté cet aspect communautaire dans le passé. Principalement à cause du temps que ça prend par rapport à l’apport réel sur le site. Je fais un peu marche arrière, je vais continuer à garder le contact car j’aime ça.

Mon second point de développement c’est l’aspect temps réel. Je l’ai déjà abordé avec le chat, les après midi trading en live avec des traders (pour la plupart amateurs) du monde entier sont vraiment excellentes. Une grosse réunion de traders (entre 100 et 150) qui spéculent comme des malades sur les devises… Avec un peu d’imagination on pourrait penser à des réunions de drifts sauvages sur les marchés financiers ! Les traders ont un temps d’avance sur le temps réel, c’est un bon point pour nous, il faut qu’on devienne un moteur pour le reste du web.

C’est donc le temps réel qui va devenir le principal axe de développement. Comment ? Le temps réel concerne :

  • Les news. Publication de chiffres statistiques qui influent fortement sur les cours en quelques micro secondes
  • Les cours. un cours de bourse est en temps réel. Sur le marché des devises un cours ne s’arrête pas du lundi matin au vendredi soir.
  • Les discussions. On revient sur le chat
  • Les signaux d’achat et vente.

En ce qui concerne les news. C’est cher, le temps réel est souvent interdit sur les sites public. La plupart des brokers le proposent à leurs clients. Ce sera très difficile, et même impossible, de rivaliser. Je laisse tomber

Les cours. J’ai déjà de nombreux cours sur le site. Les traders sont le plus souvent devant leur plateforme, ils ont donc les cours en streaming temps réel. Le seul moment ou ça peut les intéresser c’est en dehors des périodes de travail… donc sur téléphone portable. Je garde de côté.

Les discussions. Le chat est déjà bien actif. Mon idée est de ne pas rester devant à longueur de journée sinon je ne pourrais plus bosser, je vais donc organiser des réunions mensuelles, bi-mensuelles ou hebdomadaires. Le reste du temps le chat reste ouvert. à ce jour il y a une grosse centaine de connectés chaque jour, je me donne un objectif de 1000 connectés simultanés dans un an.

Les signaux d’achat/vente. C’est mon principal moteur depuis le lancement du site. Ne rigolez pas, la publication se fait avec Excel sur lequel j’ai développé des milliers de lignes de codes de macro. J’utilise le même système de publication depuis 2003. Je suis en train de le mettre à jour pour simplifier et accélérer la publication des analyses. Mon objectif est d’avoir la possibilité de publier avec un téléphone portable, ce qui me donnera une mobilité quasi sans limite.

Ma conclusion à ce niveau. L’aspect communautaire et temps réel se réduit à 2 points

  • Le chat
  • Les signaux achat/vente

Quand ce sera en place ma contribution au site se réduira à 1,5 heure en moyenne par jour. Voilà qui me laissera du temps pour bosser sur d’autres projets plus amusants car comme dit Lanza del Vasto

Ne perds pas ton temps à gagner ta vie. Gagne ton temps, sauve ta vie.

Je vous conseille FORTEMENT la lecture de cet article de RWW sur le temps réel

Une nouvelle ligne droite

Depuis hier je gère de nouveau la vente d’espace pub en direct. Les performances étaient loin de mes espérances en 2008, cette décision me semble donc naturelle. Comme je l’avais déjà écrit, la grande différence vient d’un contrat exclusif de longue durée avec un seul annonceur : FXCM. FXstreet, une société espagnole qui possède le portail leader mondial sur le forex, qui gérait mon espace pub l’an dernier pense que c’est une erreur stratégique car je ne peux pas maximiser les revenus publicitaires, que je perds mon indépendance, et que les annonceurs risquent de ne plus revenir si je ré-ouvre les espaces pub.

Je ne pourrais effectivement pas “maximiser les revenus publicitaires”. Mais je n’ai jamais été dans une course à la croissance. Je travaille en famille là où Fxstreet a une véritable industrie avec une trentaine de salariés.

“Je perds mon indépendance“… Certainement mais je gagne en visibilité à long terme.

Les annonceurs risquent de ne pas revenir“. Jusqu’à présent presque tous les annonceurs m’ont demandé de les prévenir rapidement lorsqu’un espace pub se libère. Et il y a toujours Adsense qui, même si ce n’est pas extraordinaire, donne toujours beaucoup plus qu’un smic à lui seul…

Pour le moment je ne me fais pas trop de soucis puisqu’en plus, d’après Google trends, je viens de toucher le portail leader (cf le graphe ci dessus, forexfactory est un forum et dailyfx le site de contenu de mon annonceur)

Dans cette guerre d’audience Fxstreet compte lancer un site en français. Ils ont l’avantage d’avoir eu accès à 100% de mes stats pendant 1 an ce qui devrait leur donner un petit plus stratégique. Mais Mataf sera certainement moins touché que mes confrères en .fr vu que mon taux de croissance vient d’Amérique du Nord et d’Asie (véritable coeur d’audience du marché du forex).

Ma marge de progression d’audience est encore très élevée. Fxstreet compte 700’000 visiteurs uniques par mois, je suis à moins de 10% derrière mais j’ai un taux de croissance supérieur de 5 points (s’ils font +10% je fais +15%). Je devrais donc les dépasser ce trimestre. Par contre ils ont plus de visites par visiteurs et donc plus de pages vues, là encore l’écart se réduit rapidement.

Côté revenu, les espagnols comptaient sur un chiffre d’affaire de 4.1 millions de dollar en 2008. Ce qui me laisse penser que j’ai vraiment intérêt à continuer de creuser aux USA et en Asie, là ou les courtiers sur les changes se trouvent en majorité. Même si leur chiffre d’affaire vient en partie d’une activité d’apporteur d’affaire (ils touchent un pourcentage des gains des brokers durant toute la vie du client) ce que je ne compte pas faire tant que je resterais seul.

Si je résume : mon contrat pub sur 2 ans me permet de me concentrer sur le contenu. Cette stratégie d’un contenu de qualité plutôt qu’en quantité est très bénéfique sur l’audience. Mon objectif de passer devant tout le monde gagne donc en crédibilité… A terme je ne pense pas développer à outrance le chiffre d’affaire par contre le site pourrait devenir intéressant pour un groupe média ou un broker.

J’adore jouer à ce jeu d’échec sur le web.

Il n’en reste plus qu’un

On est en janvier, et comme chaque année depuis bien longtemps je provoque un gros changement dans mon boulot. C’est certainement le froid qui réveille (ou gèle) mon neurone encore actif.

2003 je me lance en solo… et je me plante.
2004 je m’amuse sur les marchés financiers à temps plein
2005 je me lance en solo V2
2006 je pars bosser pour une banque Suisse
2007 je reviens en France
2008 je délègue complètement la gestion de l’espace pub à une société tierce

Cette année, après le demi échec de la mise en régie de mon espace pub, j’ai décidé de reprendre la main mais de bosser avec un seul annonceur.  Et oui, fini les dizaines de contrats chaque année. Il n’en restera plus qu’un.

L’exclusivité s’est négociée en 3 semaines. Je savais que je voulais vendre l’espace pub pour augmenter les revenus actuels de ma société mais j’avais surtout en tête de signer un contrat pour me libérer du fardeau d’avoir à négocier avec plusieurs clients tout au long de l’année et d’ajouter/supprimer des bannières chaque semaine. Autre avantage, je gagne en visibilité avec des revenus assurés et connus d’avance pour au moins un an.

Bien entendu chaque choix entraîne des inconvénients. Un seul annonceur signifie qu’on est pieds et poings liés, on devra se soumettre à chacun de ses désirs… C’est vrai mais c’est aussi vrai avec 10 annonceurs.
Choisir un annonceur peut vexer les autres et les bloquer en cas de “retour à la normale” lorsque le contrat d’exclusivité prendra fin. C’est discutable, l’espace publicitaire ciblé est assez rare sur le forex et je pense qu’un bon produit au bon prix se vend toujours bien.
Les revenus ne pourront pas progresser librement… Vu l’évolution de ces deux dernières années 2009 sera très bonne :)

Parmi toutes les sociétés qui ont annoncé sur Mataf seules 3  me semblaient suffisamment intéressantes. J’ai fais ma proposition à celle qui me paraissait la plus solide, qui avait un intérêt de rentrer sur le marché français (toujours mon coeur de cible aujourd’hui) mais aussi de cibler l’international, qui me semble avoir une vision claire de l’avenir du secteur et bien sûr honnête…

Cette situation sera bien plus confortable pour moi car je pourrais faire la promotion d’une société dans laquelle je crois plutôt que de simplement afficher des bannières pub pour des annonceurs chez qui je n’ouvrirais probablement pas de compte.

Aux variations de l’Euro Dollar près, je connais donc mon chiffre d’affaire 2009. Je suis serein, près à investir pour faire progresser l’audience en quantité et qualité afin d’être en position de force lorsque viendra le moment de la renégociation.

Internationaliser un site

Mataf en Japonais et Arabe

J’ai déjà parlé de l’envie de traduire mon contenu dans un maximum de langue. Mon idée est d’avoir un site sur le forex complètement international pour couvrir réellement le monde entier. Je trouve parfois des sites qui traduisent complètement mes analyses pour les diffuser en Arabe ou Japonais (voir la copie ci dessus), j’ai même parfois vu des traductions en Polonais.

Autant L’anglais, l’espagnol, le portugais ou l’italien sont relativement compréhensible. J’arrive tant bien que mal à comprendre le sens des phrases. Autant des langues comme l’allemand, le russe, l’arabe ou la japonais me sont complètement hermétiques.

Cependant ma façon de travailler pourrait me permettre de rédiger dans absolument toutes les langues. Et un de mes objectifs est de le faire.

D’ici un mois je vais changer la page d’accueil de Mataf.net pour l’internationaliser. En gros les visiteurs tomberont sur une page très simple sur laquelle il pourront choisir leur langue et être dirigé dans la section du site qui va bien. Aujourd’hui la page d’accueil est en français, et je suis près à parier que beaucoup de visiteurs arrivent sur cette page comme moi sur une page en japonais : on regarde, on comprends rien, on va ailleurs…

Mon risque principal vient du référencement de la partie francophone puisqu’il y aura une étape de plus pour passer de la home internationale à la home francophone.

D’ici peu de temps j’aurai un site international !

Intérêt de faire des modifications sur son site

J’avais rapidement abordé le sujet il y a quelques jours. J’ai suivi quelques conseils de Mathilde et Julien et j’ai doublé mon taux d’inscription à la newsletter. Après quelques jours d’observation, en tenant compte des inscriptions qui ne vont pas jusqu’au bout et des désinscriptions la progression n’est “que” d’un peu plus de 50%.

Le nombre d’abonné supplémentaire chaque jour est donc passé d’une dizaine à un peu plus d’une quinzaine. Ça représente au moins 2000 abonnés supplémentaires chaque année, donc 2000 personnes qui recevront chaque jour un ou deux emails pour leur signifier qu’une analyse a été mise à jour sur le site. Soit 2000 visites potentielles de plus, donc environ 40’000 par mois (le forex est fermé le week end). C’est un quart de mon objectif de cet année.

Une simple modification, qui a du me prendre environ 15 minutes pourrait donc être extrêmement rémunératrice.

Voilà qui me donne l’envie de me replonger dans les bouquins de Steve Krug et Jakob Nielsen pour améliorer l’efficacité de mon site. J’avais déjà lu ces livres lorsque j’ai changé le design, ça m’avais bien aidé.

Finalement le contenant est aussi important que le contenu si on veut performer.

A une époque pas si lointaine je passais beaucoup de temps à analyser les stats, faire des modifications mineures, re-analyser les stats, refaire des modifications…etc… C’est grâce à cette stratégie que j’ai pu mettre l’accent sur les forces du site et moins me concentrer sur le reste. Il faudrait peut être que je m’y remette.

Quand je serais au point je mettrais mes compétences au service du barbecue pour optimiser les ventes de saucisses online.

Regarde le passé, imagine l’avenir

Fixer des objectifs pour les années qui viennent est un exercice perilleux. Les objectifs de CA ou d’audience sont rarement dans les projections. Tant pis, je me plie quand même à l’exercice.

La méthode est rudimentaire, je prends l’évolution des années précédentes et je fais une rêgle de 3. Ca donne une idée de ce qui est envisageable et ça évite de réver en s’imaginant qu’on va tutoyer les sommets en 6 mois… Ben oui, à moins d’un miracle si on ne bosse pas plus il n’y a pas de raison que la croissance s’accélère.

L’audience trimestrielle a une croissance quasi constante, j’ai connu un creux en 2006 lorsque j’avais 2 boulots en parallèle. Curieusement le creux a été comblé dès que j’ai repris mon activité à 100%. Si je continue sur ce chemin je devrais enfin atteindre les 500’000 visites mensuelles en fin d’année et les 600’000 fin 2009.

Chiffre d’affaire, même combat, on prend les chiffres des années précédentes et on évalue le CA futur. Pour affiner un peu j’ai mis en parallèle le CA (courbe) et le nombre de visites (histogramme) sur l’année, j’ai une corrélation assez importante entre ces deux données, ce qui me laisse penser que si j’atteins mes objectifs d’audience je pourrais enfin faire l’aile ouest du chateau.

Si je travaille dans la continuité je devrais pouvoir atteindre ces objectifs. Si j’intègre un actionnaire (et donc un apport de trésorerie) et que je ne travaille plus seul sur la technique alors mes objectifs seront relevés de 50% sur 2 ans (ce chiffre n’est pas totalement basé sur du pifomètre).

Le chemin est tracé, il reste à essayer de le suivre sans se disperser. La stratégie de diversification géographique est le point clé pour continuer à réussir, la tentation de m’inspirer du web 2.0 est le meilleur moyen de me disperser.

WebAnalytique et poursuite de la stratégie de développement

Il y a deux semaines j’expliquais rapidement une partie de ma stratégie pour faire un peu monter mon audience et pour améliorer l’internationalisation. Après 15 jours je fais un premier bilan pour voir si la tendance est tenue.

La progression de l’audience est maintenue malgré une chute inexpliquée en septembre où la baisse a touché tous les pays et toutes les sources de trafic de la même façon, je soupçonne un bug au niveau de mon site qui ralentissait le chargement des pages. Le point intéressant dans cette progression c’est qu’elle s’est faite sur les accès direct et pas sur les moteurs. Autre point important, la hausse du trafic est concentré sur les heures de diffusion des newsletters (7h et 14h). Quasiment pas de progression après 19h.

La croissance est globale mais le plus fort taux provient de l’Amérique du Nord et d’Asie. C’est moins que j’espérais mais c’est un début.

La stratégie de la multi diffusion des newsletters porte ses fruits. Le plus gros potentiel de croissance à l’heure actuelle provient de l’Asie ce qui veut dire de travailler vers 22/23h, ça va être difficile !

Si j’arrive à maintenir la cadence je devrais venir frôler les 2 millions de pages vues et 400’000 visites pour 250’000 visiteurs uniques à la fin de l’année. Tout ça avec une plus faible dépendance à Google. C’est une petite victoire personnelle.

Conclusion, au plus le site est actif au plus il arrive à toucher du monde, des mises à jour fréquentes permettent de maintenir un niveau d’audience régulier pendant la journée. On s’en serait douté.

Outre les mises à jour de la nuit la prochaine étape sera de travailler sur l’ergonomie du site et la mise en avant des pages importantes, l’objectif étant de garder les visiteurs un peu plus longtemps.
Pour continuer à faire progresser l’audience je vais essayer d’augmenter le nombre d’abonnement par mail et par flux RSS, la méthode sera de mettre plus en évidence le lien pour s’abonner et peut être insister sur la gratuité. J’étudie aussi la possibilité de faire un peu de pub ciblée sur les pays asiatiques et américains pour faire quelques tests, il faut juste résoudre quelques problèmes techniques pour calculer le ROI. Et enfin je pense traduire le site dans 4 ou 5 nouvelles langues, voire plus si affinité, encore des problèmes techniques à résoudre. Tout ça devrait m’occuper pour la fin de l’année.

Voilà vous connaissez maintenant mes prochains mouvements sur l’échiquier du web, reste à savoir comment je vais faire tout ça… Il faut garder un peu de mystère :)

J’oubliais, je travaille sur un buzz viral, un truc qui dit que le dollar est tellement bas que Google va se faire côter en euro et passer du Nasdaq au CAC40 avant la fin de l’année… Vous pensez que ça peut prendre ?

Adverline lève 4,5 millions d’euros

Vu sur le Journal du Net , Adverline (régie de pub et marketing online) lève 4.5 millions sur Alternext pour acquérir des sites de contenus.

Adverline croit en son modèle. La régie publicitaire externe procède à une augmentation de capital sur Alternext pour enrichir son offre. La société vise une croissance de 100 % en 2007.

Selon Loïc de Kerdrel l’objectif de la société est de “détenir en propre une marque forte dans un secteur, comme Societe.com, et de consolider cette audience avec des sites thématiques externes.” Mais avec 4,5 millions d’euros, aux vues du rythme des acquisitions des sites de contenus, et des prix du marché, Adverline sait qu’il n’achètera pas de grands noms. Loïc de Kerdrel vise plutôt de jeunes sociétés en devenir. Notamment dans le secteur des services à la personne, sur lequel elle veut se renforcer.

Le secteur des services à la personne est donc visé. C’est un secteur que je ne connais pas vraiment, en cherchant un peu on tombe sur ça :

Les services à la personne emploient en France plus d’1,3 million de personnes et représentent environ 3 % du PIB. Ils sont utilisés par une part croissante de la population et constituent l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie en termes de créations d’emplois. Pourtant, ce secteur d’activité, promis à un développement rapide, reste dans l’ensemble méconnu.

Ce secteur regroupe les jardiniers, gardes d’enfants (à domicile ou chez la nourrice), service de pressing, salon de coiffure… etc… C’est en effet le type de service dont tout le monde a besoin un jour ou l’autre.

Quels sont les types de sites qui pourraient intéresser Adverline :

Le marché Seniors est un site en croissance constante, environ 125’000 visiteurs uniques par mois, 65’000 inscrit à la newsletter. D’après ce site ils vendent l’espace pub sur la home à 990€ a semaine, un texte rédactionnel à 190€, sponsorisation de la newsletter à 1190€ (18€ au CPM). Le chiffre d’affaire de ce site doit être de l’ordre de 25’000 à 50’000 euros par an (évaluation par une méthode tenue secrète apparentée au doigt mouillé). Les charges doivent être faibles. 150’000 euros pour ce payer ce genre de site me semble correct. En suite en poussant un peu la publicité sans être trop intrusif on doit pouvoir sortir un CA annuel de l’ordre de 100’000 à 150’000 euros.

Sur le même thème SeniorActu.com Audience légèrement supérieure à Marché Seniors mais “seulement” 25’000 inscrits à la newsletter. La pub est un peu plus présente il doit donc y avoir un revenu un peu plus important. Disons qu’avec un chèque de l’ordre de 200’000 à 300’000 euros on devrait commencer à convaincre le propriétaire de ce site. (Je rappelle quand même que toutes ces évaluations sont parfois loin de la vérité… ou pas)

On pourrait faire tous les thèmes : enfance, jardinage… Il existe de nombreux sites avec une audience moyenne.  Avec 4.5 millions d’euros, si on déduit les divers frais Adverline devrait pouvoir acheter des sites pour un total de l’ordre d’un million de visiteurs uniques par mois et devrait tirer de ces achats un chiffre d’affaire publicitaire minimum d’1 million d’euros par an. En comptant sur la progression de l’audience, en déduisant les divers frais (hébergement, salaire…) je pense que c’est amortissable en 5 à 6 ans. Bref, la stratégie est bonne.

D’un autre côté j’ai vu que dans le panel de sites il y a un ciblage Finance. Donc si vous ne voulez pas dépenser la totalité de votre capital dans le service à la personne vous pouvez me contacter ;)

17 règles pour lancer sa startup

Je souhaite réagir sur un article de Didier Durand sur 17 règles pour lancer sa start-up (d’après Andreas Göldi, que je ne connais pas).

Pour cadrer mes propos il faut savoir que je gère seul un site financier dont 100% des revenus sont produits par la publicité. Je travaille sur ce site depuis 2002, l’audience permet de générer des revenus corrects depuis 2005. En 2003 j’ai tenté un modèle payant qui s’est révélé catastrophique (99% de perte d’audience et revenus quasiment nuls). Pour en savoir plus.

1. “une idée n’a intrinsèquement pas de valeur. C’est l’exécution qui compte”.

Presque d’accord. L’idée a une valeur, c’est elle qui donnera une idée du potentiel de réussite. Il y a des idées qui ne rencontreront pas (ou auront du mal) à trouver un public. D’autres idées sauront rapidement avoir une audience significative. L’exécution est quand même le point le plus important, un mauvais design, des temps de réponse médiocres, une ergonomie catastrophique, un marketing défaillant plomberont la meilleure des idées. Une exécution parfaite pourra faire tourner une idée médiocre. Dans mon cas je savais déjà que mon idée avait un marché potentiel, je me suis attaché a faire un travail de qualité avec comme objectif de faire plus rapide, plus ergonomique, plus complet que la concurrence. Sans ça j’aurais eu du mal à décoller.

2. “Quelques douzaines de personnes réfléchissent déjà aussi à cette idée. Quelques unes d’entre elles ont commencé la réalisation”.

Tout à fait d’accord, l’Internet regorge d’entrepreneurs. Quand j’ai lancé mon site il y avait déjà plusieurs dizaines de concurrents potentiels puis sont venus encore des centaines de concurrents potentiels… Et pourtant je suis sur une niche pas bien grande.

3. “Si une idée est tellement originale que personne d’autre ne l’a eue, alors elle est probablement mauvaise.”

Sans opinion. Je me range plutôt du côté des suiveurs que des inventeurs.

4. “On peut toujours tenter d’améliorer une bonne idée du passé. Pour qu’elle devienne un grand succès de start-up, le saut d’amélioration doit être quantique!”

Pas d’accord. Si on parle de Google, Microsoft ou Dell OK. Par contre on peut reprendre de très bonnes idées du passé mais qui n’ont pas réussis à percer car mal exécutées (voir point 1). Pour moi l’auteur se contredit avec le point 1. Pour ma part j’améliore ce que je trouve sur le Web sans faire de saut quantique.

5. “Le service / produit orienté consommateur doit passe le seuil des 20%”:

Sans opinion. Je n’ai jamais mesuré combien de % de la cible mon site pouvait toucher. En fait tout dépend de la taille de la cible, si c’est des dizaines de millions de personnes toucher 5 à 10% permet de déjà faire tourner la boutique. Si c’est des milliers de personnes c’est moins évident. A mon avis ce seuil est variable suivant les secteurs.

6. “Le service / produit orienté entreprise doit avoir un client potentiel”

Sans opinion. Je n’ai pas de produit orienté entreprise.

7. “build it and they will come” n’est pas une stratégie”

Pourtant c’est ce que j’ai fait. J’ai fait mon site, la qualité était bonne, le bouche à oreille a fonctionné. Je n’ai pas fait d’effort de communication. D’un autre côté je n’avais pas de contrainte de temps, pas de charge.

8. “Google / Yahoo / Microsoft / R. Murdoch vont m’acheter au plus vite” n’est pas non plus une stratégie”

Dommage ça me plairait de vendre à un gros du secteur… Viser un rachat c’est spéculer. Pour spéculer il faut savoir ce qu’on fait connaître ses chances de gagner et ne pas mettre tout ses oeufs dans le même panier. Finalement c’est assez proche du trading :)

9. “Avoir un business model clair n’est pas une honte”

Encore heureux. Mon business model n’est pas forcement très clair mais je sais ou je vais et pourquoi je fais ce que je fais.

10. “Pouvoir livrer ce business model en une phrase n’est pas honteux non plus”

Mon business model en une phrase : “Créer du contenu a forte valeur ajoutée pour les traders sur devises débutants et expérimentés et vendre de la visibilité aux acteurs du secteurs”. je n’ai pas honte.

11. “Le business model change mais il faut toujours en avoir un”

Mon business model n’a pas vraiment changé depuis le début mais j’ai travaillé sur de nombreux nouveaux modèles.

12. “Le meilleur modèle reste celui du paiement direct par les utilisateurs”

Pas d’après mon expérience, l’expérience de certains concurrents et tous les business plan sur lesquels j’ai travaillé. Dans mon cas même si le marché de la pub s’effondre j’ai de la marge.

13. “Quand les revenus sont indirects (par ex. publicité), la situation est plus compliquée. Avec 2 provenances ou plus, c’est inextricable”

Non. Je rappelle quand même que mon site fonctionne avec une audience correcte depuis 2005 et que je n’ai donc pas connu la première bulle. J’en suis conscient.

14. “La publicité est conjoncturelle. La publicité online aussi”

Voir point 13

15. “Les mashups sont cools mais malsains: la dépendance totale à d’autres n’est pas bonne: elle est rapidement mortelle!”

99% d’accord. Il y a déjà tellement de facteurs d’incertitude que je trouve dangereux d’en ajouter d’autres. Si je monte mon business sur des API (Google map ou autres) et que du jour au lendemains elles passent payantes ou disparaissent je risque fort de couler ! D’un autre côté c’est parfois dommage de ne pas profiter des possibilités du web actuel quand on peut, il suffit juste de faire en sorte que ce soit un petit plus et pas la base. Pour ma part pas de mashup en production mais de nombreux tests.

16. “les fondateurs pensent trop (en permanence) ou trop peu (jamais) à leur stratégie de sortie”

J’y pense et puis j’oublie. Ce n’est pas un but mais rien n’est exclu. J’oriente de plus en plus mon site pour le rendre intéressant pour une acquisition “au cas ou”.

17. “La réalisation dure toujours plus que prévu. Toujours”

Ah ben oui… ça c’est le mot de la fin.

Les compétences nécessaires pour monter sa startup sur le net ?

Plutôt que “Les compétences nécessaires pour monter sa startup sur le net ?” je devrais dire “Quelles ont été les compétences que j’ai du acquérir pour monter mon site web ?“. Mais j’aime bien le mot start-up, on démarre et on monte, quand on prononce ce mot tout le monde nous regarde avec de gros yeux ronds -en tout cas quand on n’habite pas dans la silicon valley-

Tout au long de cet article je me réfèrerai aux billets Connaissez-vous les métiers du web ? et Plus de 40 métiers du web.

+ Online Marketing Manager : Il définit la stratégie et les objectifs du site. Pas moyen d’y couper. On aura du mal à monter un site sans objectifs.

+ e-Marketeur : Le Web marketeur analyse la fréquentation du site (taux, profils), cherche à développer le trafic, à garantir la cohérence et l’efficacité de son positionnement. Je passe environ 10 min par jour à analyser les stats du site pour voir si ça tourne bien, ou sont les erreurs, d’ou vient le trafic.

– Analyste en marketing relationnel : C’est la personne qui s’occupe de la gestion de la relation client. Point noir pour moi. Je sais que c’est important mais je n’ai pas le temps.

+ Responsables d’études : Il supervise les études consommateurs qualitatives et quantitatives et il est chargé de mettre en place des indicateurs pertinents pour identifier les points forts et les points faibles du site. Je le fais régulièrement, je donne la priorité au sections qui apportent de la plus value pour les visiteurs, un section avec 0.1% d’audience ne sera pas prioritaire.

+ Intelligence économique & veille : Le responsable de l’intelligence économique se tient au courant des évolutions technologiques de son secteur d’activité. 30% de mon temps est consacré à la veille.

+ Rédacteur online : Le rédacteur aura pour mission de créer un contenu à diffuser pour fidéliser au mieux ses utilisateurs. Bien obligé de rédiger pour mettre du contenu sur le site, une partie fastidieuse mais qui joue sur le long terme.

– Secrétaire de rédaction : Traditionnellement, le secrétaire de rédaction gère le planning de la rédaction. Pas ou très peu de planning, pas vraiment de contrainte de ligne éditoriale.

+ Animateur (forum,blog, site) : L’animateur s’assure du bon déroulement des échanges dans les forums qu’il lance. Je contrôle tout ce qui se passe sur le site.

+ Chef de publicité ou media planer : Le chef de publicité est chargé d’élaborer de nouvelles offres commerciales et de mettre en place des opérations de promotion. Je l’ai fait maintenant je passe par une régie externe.

+ Traffic Manager : Le responsable de trafic planifie l’occupation des espaces publicitaires du site. ça passe maintenant par une régie mais je m’en suis occupé pendant longtemps.

– Responsable communication : Le responsable de communication s’occupe des relations de presse. Pas de relation presse.

– Directeur artistique : Le Directeur Artistique, ou DA, est un professionnel de l’image. Jusqu’à aujourd’hui pas de DA. J’ai sous traité un nouveau design.

– Infographiste : Son rôle est de mettre une image ou un texte en valeur et en mouvement. Hein ?

– Graphiste : Il crée, choisi et utilise des d’éléments graphiques pour élaborer un objet de communication et/ou de culture. Petit à petit ça vient mais bon…

– Webdesigner : Véritable artiste du Web, le web designer est chargé de donner une identité visuelle au site. Voir ci dessus

+ Ergonome : L’ergonome recherche les conditions d’interfaces idéales de lisibilité et l’utilisation optimales d’un site Internet. Je m’y suis mis un peu tard mais actuellement je mets l’accent là dessus. C’est important de s’y prendre assez tôt pour améliorer les perfs dès le départ.

– Expert Technique : C’est un développeur qui s’est spécialisé dans un domaine de pointe. Je suis expert en tout et en rien.

+ Analyste Programmeur : L’analyste programmeur est l’homme de l’ombre de l’Internet. C’est la petite main du code informatique. Je suis plus analyste qu’expert.

+ Développeur : Le développeur est apte à déchiffrer une demande et élaborer un cahier des charges. à recouper avec l’analyste.

+ Expert en sécurité du système d’information : L’expert en sécurité conçoit l’architecture et les éléments du système de sécurité d’un site internet et saura capable de mettre en place une politique de sécurité. Expert c’est un grand mot. Disons que je me tiens sérieusement au courant.

– Responsable de la sécurité des échanges électroniques : Expert en sécurité et rompu aux procédures de sécurisation. Pas de site transactionnel chez moi.

+ Administrateur de base de données : L’administrateur de base de données est avant tout un technicien. C’est pas le plus marrant mais je suis bien obligé.

– Ingénieur réseau : L’ingénieur réseau s’occupe de la gestion du ou des réseaux. Il analyse en permanence les logs et est le garant du bon fonctionnement du réseau de l’entreprise. Ca c’est le boulot de mon hébergeur. Enfin je crois…

– Architecte réseau : L’architecte réseau gère le réseau. C’est du chinois.

+ Spécialiste en référencement & SEO : Le chargé de référencement s’attache à faire connaître le site Internet dont il a la charge. Enorme boulot pendant 1 an, maintenant j’entretiens et je surveille la concurrence.

– Concepteur web : Son rôle est plus orienté sur le conseil au client. Le client c’est moi !

+ Consultant internet : Le consultant Internet analyse les besoins, étudie la faisabilité du projet. Un passage obligé.

+ Vendeur d’espace : Chez un fournisseur d’accès ou dans une agence spécialisée, le vendeur d’espace est chargé de la vente des bandeaux publicitaires. C’est dans la régie.

– Responsable du commerce électronique : Il définit la stratégie de commercialisation on line des produits ou services. Pas vraiment utile à mon échelle.

+ Webmaster : Le Webmaster est le garant du développement et de l’évolution d’un site Internet. C’est le métier de base.

+ Chef de Projet : Le chef de projet coordonne et veille à la bonne construction du site d’un point de vue technique. Je suis seul à la fois chef, secrétaire et je fais le café.

– Technicien Hot-line ou Helpdesk : Le technicien de Hot Line assure une assistance, généralement performante, aux clients désemparés. Loin de moi le téléphone.

– Podcasteur : Par définition le podcasteur sera en charge de filmer et de créer du contenu. Pas de vidéo pour le moment.

– Monteur : Travaillant sur les podcasts audio ou vidéo. Pas de vidéo pour le moment.

– Juriste internet : Le juriste Internet informe sur le droit de l’informatique. Ca me manque, mais c’est cher.

+ Websurfeur : Chaque jour, des milliers de sites apparaissent et disparaissent sur la toile. Sortes de chroniqueurs des nouveautés du web. ça fait parti de la veille.

+ L’Intégrateur HTML : Il converti les maquettes du webdesigner en pages web avant qu’interviennent les développeurs qui les programmeront. Je l’ai fais, je le sous-traite maintenant.

+ Community Manager : Le community Manager est la personne qui gère le bien être des utilisateurs d’un réseau social. Indispensable sur un forum mais terriblement chronophage. Je ne le fais pas assez bien.

+ Responsable éditorial : il se situe à mi-chemin entre le rédactionnel et le marketing. Un poste un peu bâtard, on l’est sans le savoir.

+ Responsable des partenariats & sponsoring : A cheval entre les relations publiques et le commercial, son rôle consistera à nouer des relations qui permettront au soit d’accroître l’influence du site et ses revenus. Maintenant ça passe par une régie.

+ Testeur : A l’image d’un développement logiciel, le site nécessite, avant son lancement mais également lors des divers évolutions dont il fera l’objet, de pouvoir être testé. Je sais je suis développeur et testeur en même temps, c’est pas bien.

+ Bloggeur d’entreprise (Animateur-Rédacteur) : Le Rédacteur-Bloggeur aura pour mission de créer un contenu à diffuser pour fidéliser au mieux ses utilisateurs. ça j’aime bien

Bilan :

Sur les 42 métiers de cette page je pense en faire 25. Reste 17 que je néglige soit par manque de temps soit par manque d’intérêt soit par absence de compétences… Mais bon, avec tout ça on arrive quand même à faire quelque chose qui tourne bien…

Objectif, Stratégie, tactique

La lecture du blog de Sébastien m’a fait réfléchir. J’ai toujours parlé d’une stratégie à suivre mais jamais de tactique. A partir de maintenant je différencierai bien les deux.

Mon Objectif : devenir leader de mon secteur en nombre de visiteurs et de membres.

Ma stratégie (actions à mettre en place pour atteindre l’objectif) :

  • Développer des outils inédits.
  • Développer la communauté.
  • Me concentrer sur le marché des changes (éviter de couvrir trop de marchés financiers = trop de boulot pour une seule personne)
  • Rester indépendant.

Ma tactique (moyens à mettre en place pour conduire la stratégie) :

  • Sous traiter ce qui n’est pas mon coeur de métier, jusqu’à aujourd’hui j’ai toujours tout fait.  Il faut que ça cesse.
  • Améliorer l’interface utilisateur, l’ergonomie.
  • Veille concurrentielle pour rester à la pointe.
  • Prise en compte des retours utilisateurs.
  • Accélérer la fréquence de diffusion des news.
  • Mettre en place des outils communautaires.

Croyez moi, ce n’est pas évident de bien différencier la tactique de la stratégie et c’est encore moins facile de l’écrire.

Quel intérêt de lancer une campagne de pub ?

Je suis un éternel insatisfait. Quand je travaille sur le développement de mon site j’attend des retours rapides, une explosion de l’audience dans les jours qui suivent le lancement de nouveaux services. L’ennui c’est que les annonces sont faite sur ma base d’abonnées, la croissance se fait donc uniquement par le bouche à oreille et le positionnement sur les moteurs de recherche. Il faut donc que je reste patient.

Périodiquement je recherche de nouveaux canaux de croissance. Je pourrai monter une campagne de buzz, j’en ai une toute prête dans mes cartons mais il faut encore que me lance dans la programmation, au moins 1 mois de boulot. J’ai pas le temps. Développer les partenariat, disons que je suis dans une niche très restreinte et que les partenaires potentiels sont très rares. Il me reste la pub, on attaque mon portefeuille alors le retour sur investissement à intérêt à être au rendez-vous.

Commençons par le commencement, mes revenus : environ 1 centime par page vue. Pour le moment les revenus proviennent à quasiment 100% de l’affichage publicitaire, je n’ai rien à vendre. Si je dépense 1€ en pub il faut qu’il soit amorti.

Quel intérêt de faire de la pub ?

  • Améliorer ma notoriété, les sociétés qui font de la pub semblent plus sérieuses aux yeux des visiteurs. Généralement elles ont une stratégie, un budget, ce sont des pros. On sort du cadre amateur. C’est bon pour l’image.
  • Accroître l’audience et donc mes revenus futurs.

Qu’est ce que je vends ?En général quand on clique sur une pub c’est pour quelque chose de précis. Faire venir des visiteurs pour avoir des visiteurs ne sert à rien. Mon objectif principal est qu’ils s’inscrivent à la newsletter ou s’abonnent au flux RSS. Ce sont mes principaux moyens pour fidéliser l’audience. Mon ROI sera calculé là dessus.

Quel type de pub ?

  • Campagne bannière : à la louche, si je me base sur un CPM de 10€ pour un public ciblé, un taux de clic de 0.5%, un taux de transformation de 2%. 1’000€ = 100’000 bannières = 500 visiteurs = 10 inscrits… 100€ l’inscription.
  • Emailing : CPM 100€ pour un public ciblé. un taux de clic de 3%. 1000€ = 10’000 emails = 300 visiteurs = 6 inscrits… 166€ l’inscription
  • CPC : pourquoi pas, disons 20 centimes le clic (c’est faisable relativement facilement). 1000€ = 5000 visiteurs = 100 inscrits… 10€ l’inscription

Disons que je cherche à avoir 1000 inscriptions (en opt-in).

  • Campagne bannière = 100’000€
  • Campagne email = 166’000€
  • Campagne CPC = 10’000€

Première conclusion : je me tournerai prioritairement vers le CPC.

Comment rentabiliser ?

J’envoie environ 5 news par semaine pour signifier la mises à jour de certaines pages. Si en moyenne j’ai un taux de clic de 20% et 3 pages vues. 1000 visiteurs = 2600 pages vues par mois = 26€. Pour rembourser mes 10’000€ il me faudra 32 ans.

Autre méthode : sponsoriser mes news -pour le moment je ne le fais pas encore mais c’est sur le point de venir- disons que je vends en moyenne 30€ au CPM une bannière dans la news et que je vends 20% de mes espaces, soit une news par semaine. Avec mes 1000 visiteurs = 130€ par mois. Pour rembourser mes 10’000€ il me faudra 6 ans et demi.

Voilà de quoi me décourager de faire de la publicité tant que je ne vends pas quelques chose. Pour le court terme c’est vrai mais pour le long terme ?

Les gros sites de mon secteur (broker, sites d’information, blogs, forums) totalisent rarement plus de 25’000 membres. Quelques rares sites arrivent à dépasser les 30’000 et je crois qu’un seul flirte sous les 100’000 (leader mondial avec des bureaux dans le monde entier).

Si j’investi 250’000€ je peux envisager 25’000 nouveaux membres, sans compter l’augmentation du bouche à oreille. Sur 2 ans je sors de la cours des grands pour arriver sur le podium et je valorise fortement mon site. En fait cela revient à acheter une place de leader. Et finalement vu comme ça c’est pas très cher.

Les esprits les plus aiguisés me diront que pendant ce temps là les autres vont aussi connaître une croissance plus ou moins forte. Je suis d’accord mais je suis seul à la barre et les autres sont rarement des petites entreprise, j’ai la souplesse pour moi, je n’ai pas à faire 3 réunions pour prendre une décision et j’ai une vision à 360° du marché (veille concurrentielle, lecture assidue des forums de mon secteur d’activité, connaissance correcte du fonctionnement du web et des communautés, j’ai été annonceur et éditeur). Je ne sous estime pas la concurrence je connais mes avantages et mes faiblesses (budget très limité par rapport aux autres).

Et voilà ! Ma conclusion quand je me demande quel serait mon intérêt de lancer une campagne de pub est toujours la même. Le retour est négatif à court terme mais sur le long terme je pense que j’achète de la notoriété et qu’au final je valorise mon entreprise.

J’ai lu que Google allait bientôt permettre de reverser les gains adsense dans Adwords, dès que c’est en place je franchis le pas.

On en reparle dans 2 ans.

Naissance et évolution d’une “startup”

J’ai longuement hésité à raconter mon expérience. Même si je suis très content de mon parcours je sais par expérience que ce genre de “révélation” entraîne autant de messages positifs que négatifs. Si je le fais c’est pour placer ce blog dans un contexte.

En fait je n’ai jamais considéré avoir créé une startup comme on le voit sur le web : idée révolutionnaire ou pompage d’une idée révolutionnaire, développement, levée de fond… J’ai toujours été très attaché à ma liberté et, malgré des opportunités qui semblaient très intéressantes, j’ai réussi à rester seul aux commandes de ma petite entreprise.

Tout a commencé en 2002, je travaillais comme support informatique dans une salle de marché à Paris. J’étais en contact quasi permanent avec des traders, sur tous les écrans je voyais à longueur de journée des cours de bourse. Il a fallu peu de temps pour que je me prenne au jeu. J’ai donc commencé à jouer en bourse. Mes compétences en informatique m’ont servi à filtrer tous ces cours pour essayer de sortir ceux qui avaient le plus gros potentiel. Tous les soirs je faisais tourner mes algorithmes sur des centaines d’action pour en sortir une petite dizaine qui devaient être celles qui allaient me rendre riche. Le système fonctionnait bien, l’objectif de 30% par an était plus ou moins bien tenu. Les ordres étaient passés en direct sur mon site. Et là j’ai eu l’illumination… En vendant ces conseils je pourrais certainement gagner beaucoup plus.

Début 2003 je profite de la crise en informatique pour partir sur un licenciement économique, en septembre 2003 je crée ma première activité de conseil et Mataf passe du mode gratuit au mode payant. De 1000 visiteurs quotidiens je suis passé à 10 (taux de transformation de 1%, c’est bien mais pas top), en 3 mois j’ai mis la clé sous la porte.

en 2004, il y a eu un moment de flottement. J’ai commencé à trader sur le marché des changes à plein temps puis j’ai rapidement repris la mise à jour des news sur mon site. En parallèle je me suis intéressé aux différents moyens de faire connaître mon site pour augmenter le nombre de visiteurs, j’ai fait une formation intensive en référencement pendant le concours mangeur de cigogne puis j’ai appliqué tout ce que je savais. Adsense a fait son apparition, fin 2004 je gagnais plus de 1500$ par mois avec un peu plus de 50’000 visiteurs pour 500’000 pages vues. Entre temps j’avais créé ma seconde entreprise.

A la fin de l’année 2004 un acheteur me propose 150’000 euro pour le site. Une longue hésitation mais le deal ne se fait pas.

2005 année de l’explosion. 70’000 visites en janvier, 170’000 en décembre. je sors rapidement du statut de micro entreprise mes revenus se diversifient un peu – j’ai des annonceurs en direct – et dépassent largement ce que je gagnais quand j’étais salarié. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

2006 On me propose un job dans mon secteur d’activité (Internet et marché des changes) très bien payé, à moitié en télétravail, carte blanche et je garde mon entreprise. Le début est très motivant, je bosse beaucoup, je double mes revenus. Au bout de 6 mois j’ai moins de liberté d’action, au bout d’un an je suis un simple exécutant. Je m’en vais. Pendant ce temps là l’audience de Mataf stagne toute l’année autour de 200’000 visites par mois. Le chiffre d’affaire est important. Vu que mes charges se résument à un serveur dédié et quelques achats de consommables le bénéfice progresse de plus de 50% par rapport à 2005.

2007 je suis de nouveau aux commandes à 100%. Stratégie de cette année : remonter l’audience, diversifier les revenus, sortir de l’image de site perso. Pour l’audience j’améliore et j’augmente le contenu, des 200’000 visites par mois je passe à plus de 300’000 en avril. Pour la diversification des revenus les propositions viennent toute seule, je suis sollicité pour une bonne dizaine de projets, j’hésite un peu puis je me concentre sur ceux qui me laissent une plus grande liberté. Et enfin pour la professionnalisation je change le design (c’est en cours) et je relance un partenariat avec le leader du secteur. Les prévisions pour 2007 sont très bonne, le chiffre d’affaire devrait encore progresser de 50%. Je commence à investir sérieusement pour manger les éléphants :)

Je sens que le rythme de croisière est pris.

Manger un elephant, oui mais…

Steph explique comment manger un éléphant ou comment un indépendant peut rivaliser avec les gros bras du web. La technique est relativement simple mais longue, donc réservée à ceux qui en veulent : Il faut les manger par petit bout, les grignoter.

Sur son argumentaire je suis à 100% d’accord, lorsque j’ai lancé mon site financier j’avais en face des poids lourd présent sur le secteur depuis quelques années. Je suis resté discret et j’ai travaillé sur les points qu’ils n’avaient pas encore abordés, petit à petit à force de développement je me suis fait une place respectable jusqu’à pouvoir jouer dans la cours des grands.

Je suis à 100% d’accord mais j’ajouterai certains points.

Pour les projets et les rêves, c’est la même chose. Bien qu’on doive garder en tête que l’objectif est une montagne à gravir, il faut commencer par emprunter le sentier avant de penser au glacier qui est au haut du sommet.

Avant d’emprunter le sentier il faut être préparé. Avant de créer mon site j’ai passé quelques temps à trader sur les marchés, j’ai gagné et j’ai perdu. J’ai aussi beaucoup lu et travaillé sur la conception et la promotion des sites internet. Bref, je ne suis pas parti en direction de mon glacier en tong de plage.

Il faut aussi être passionné. Pour tenir jusqu’à 16h par jour devant les écrans dans les premiers temps il faut en vouloir. Surtout qu’on est généralement seul… Si on attaque le sentier alors qu’on n’a pas envie de marcher c’est perdu d’avance.

Pour conclure, il est tout à fait possible de manger un éléphant mais il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre…

Améliorer les performances avec un nouveau design

Ça fait plusieurs années que je traîne Mataf avec un design fait maison. A force de le voir tous les jours je n’arrive pas à repérer ces défauts. L’agencement du site est très performant pour la rentabilité des publicités mais je doute qu’il soit au top de l’ergonomie. La lecture de “Je ne veux pas chercher” de Steve Krug et de “L’Art de la Page d’Accueil” de Jakob Nielsen a achevé de me convaincre.

J’ai donc contacté un professionnel du graphisme via Julien pour refaire tout ça. En faisant les story board j’ai essayé de bien respecté les conseils trouvé dans les deux livres cités. En vrac :

  • Ce qui doit être cliqué doit être évident
  • Hiérarchie visuelle simple
  • Système de navigation clair
  • Logo en évidence
  • etc…

Le nouveau design me permet de placer aussi de nouveaux espaces publicitaires plus intéressants pour les annonceurs car mieux intégrés et donc plus facilement vendable à un prix plus élevé.
Le résultat me plaît beaucoup et me fait regretter de ne pas avoir le moindre talent graphiste.

Avant :

Mataf, ancienne page d’accueil

Après :

Mataf, nouvelle page d’accueil

La prochaine étape est la transformation en HTML/CSS qui sera faite par Valérie (toujours via Julien). Ensuite il faudra que j’intègre tout ça dans mes templates… Normalement mise en ligne terminée pour la fin juin.

Coût total : 1500/2000 Euros + temps passé